Rassemblement National - Un gouvernement qui propose l'autonomie est un gouvernement d'échec

Un gouvernement qui propose l'autonomie est un gouvernement d'échec

Rody TOLASSY

Communiqué

02 juillet 2026

Au moment même où la Martinique et la Guadeloupe sont frappées par un nouveau drame avec la mort tragique d'un Martiniquais et de deux Guadeloupéennes, victimes de l'insécurité qui gangrène notre territoire, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, choisit de consacrer son déplacement à la signature d'un accord-cadre sur l'évolution institutionnelle de la Martinique.

Le décalage est saisissant.

Nos compatriotes n'attendent pas de nouveaux débats institutionnels. Ils attendent d'abord de pouvoir vivre en sécurité.
Chaque semaine, les Antilles sont endeuillées par des fusillades, des règlements de comptes, des trafics de stupéfiants, des cambriolages et des violences qui ne cessent de progresser. Cette insécurité grandissante détruit des familles, alimente la peur et mine la confiance envers l'action publique.
Face à cette situation dramatique, le Gouvernement répond par une réforme institutionnelle.

C'est une erreur de priorité.

L'évolution institutionnelle n'est pas une solution miracle. Elle ne résoudra ni la crise de l'eau, ni la vie chère, ni les difficultés économiques, ni le chômage, ni la crise hospitalière.
Et elle ne résoudra certainement pas la question de l'insécurité.
La sécurité est un domaine régalien. Elle relève exclusivement de la responsabilité de l'État.

Ce que les Martiniquais, les Guadeloupéens et plus largement tous les Ultramarins attendent du Gouvernement, ce sont des décisions concrètes.

Ils attendent un renforcement massif des effectifs de police et de gendarmerie, davantage de magistrats, des moyens renforcés pour les services de renseignement et de lutte contre les trafics, une présence permanente des forces de sécurité dans les quartiers sensibles, des contrôles renforcés aux frontières maritimes ainsi qu'une réponse pénale rapide et ferme contre les organisations criminelles.

Voilà les véritables urgences.

Les populations ultramarines ne demandent pas que l'on redessine les institutions. Elles demandent que l'État assume pleinement ses responsabilités régaliennes.

Je m'interroge également sur la méthode employée. Une évolution institutionnelle aussi importante ne peut être engagée sans un véritable débat démocratique et sans que les populations concernées soient pleinement consultées. Elle ne saurait être présentée comme la réponse aux difficultés structurelles que connaissent nos territoires.

Aujourd'hui, nos compatriotes veulent des actes.
Ils veulent un Etat qui protège.
Un État qui lutte efficacement contre les trafics d'armes et de stupéfiants.
Ils veulent un État qui garantisse leur droit fondamental à vivre en sécurité.

Rody TOLASSY

Communiqué

02 juillet 2026

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