Communiqué de presse d'André Rougé.
Le 27 août, au stade Roland Garros, André Rougé, député au Parlement européen, mandaté par Marine Le Pen, présentait devant les représentants des MEDEF ultramarins les positions de la candidate nationale lors du Forum des Outremers sur les élections présidentielles. Un évènement ouvert par Patrick Martin, président du Mouvement des entreprises de France (MEDEF).
Le représentant de Marine Le Pen aux prochaines élections présidentielles s’exprimait devant un public fourni de chefs d’entreprises ultramarins, en présence également des représentants de chacun des candidats à l’élection présidentielle.
André Rougé a souligné que, depuis plus de vingt ans, les outremers sont les grands oubliés des gouvernements successifs des présidents Sarkozy, Hollande et Macron, avec des ministres incapables de peser, par leur rang protocolaire et leur poids politique, sur les arbitrages interministériels. La facture de cette situation a été payée au prix fort par les régions d’outremer en termes de submersion migratoire, d’insécurité, de vie chère, de sous-investissement, de faillite des infrastructures ou de coupures d’eau.
Marine Le Pen a une grande ambition pour les outremers : mettre un terme aux injustices économiques et sociales, donner les moyens à ces territoires de gagner leur autonomie économique et de rayonner à moyen terme comme de véritables hubs économiques dans leurs bassins régionaux de l’océan Indien, du Pacifique et des Amériques.
S’agissant de l’octroi de mer, question posée par le MEDEF Martinique, le représentant de Marine Le Pen a rappelé que celle-ci est en faveur d’une reconfiguration raisonnable du dispositif - en raison de sa nature inflationniste et de son influence néfaste sur la vie chère - mais en aucun cas de sa suppression. Le mécanisme fiscal rénové sera concentré sur les situations dans lesquelles existe une production locale effectivement confrontée à une concurrence extérieure ainsi que sur les produits importés de pays tiers à l’Union européenne.
La réforme n’entraînera aucune perte de recettes pour les collectivités locales, l’État s’engageant à compenser intégralement par la DGF, à l’euro près, ce qui ne serait plus perçu au titre de l’octroi de mer reconfiguré.
Outre une gestion rigoureuse et transparente des finances locales, sous le contrôle des juridictions financières compétentes, André Rougé a également insisté sur l’engagement d’un futur gouvernement nommé par Marine Le Pen de mener la renégociation de l’octroi de mer avec la Commission européenne en concertation étroite avec les filières ultramarines concernées d’ici le 31 décembre 2027.
S’agissant de la question du MEDEF Guyane et du MEDEF Guadeloupe sur les investissements, André Rougé a mis en valeur l’importance de « l’or jaune, l’or vert, l’or bleu » de la collectivité de Guyane, patrimoine hélas inexploité pour des raisons idéologiques.
Il a insisté sur la nécessité pour l’État de s’emparer, avec les entreprises, de la question de l’investissement et annoncé les mesures phares du programme de Marine Le Pen capables de susciter un électrochoc économique : la défiscalisation dans l’esprit originel de la loi Pons de 1986, avec une évaluation permettant toutefois d’éviter les effets d’aubaine ; l’exonération de charges pour les bas salaires ; une grande loi programme sur 12 ans portée par un ministre d’État, ministre de l’Outremer et de son domaine maritime, une compétence nouvelle pour le ministère de la rue Oudinot et qui intéresse tout particulièrement la Polynésie française.
En réponse aussi au MEDEF de Nouvelle-Calédonie, il a défendu la conviction de la candidate de se concentrer sur les questions économiques et sociales - sujets d’ailleurs développés lors de son déplacement sur place en mai 2025 - plutôt que sur le « tout institutionnel » incapable de répondre aux besoins immédiats de ce territoire, comme à ceux du reste des outremers. André Rougé a rappelé au passage que l’accord de Nouméa, ayant valeur constitutionnelle, est capable de régir la vie publique calédonienne aussi longtemps que nécessaire. Il a détaillé en particulier l’importance de l’implantation d’une Base interarmées sur le Caillou compte tenu de la position géostratégique de la Calédonie et des convoitises qu’elle suscite, mais aussi les options en matière de diversification, d’économie bleue, d’énergie - avec l’implantation d’un petit réacteur nucléaire de type SMR/AMR – et de nickel, notamment par une mobilisation de l’Union européenne en faveur d’une sécurisation de ses approvisionnements stratégiques grâce au nickel de la Nouvelle-Calédonie française.
Concernant les retards dans les paiements de la commande publique aux entreprises, sujet posé par les MEDEF de Saint Martin et de Saint Pierre et Miquelon, André Rougé a réinscrit la question dans le contexte national puisque les entreprises ultramarines n’en sont pas les seules victimes. Les intérêts moratoires et le paiement d'une indemnité forfaitaire en cas de dépassement du délai de paiement de 30 jours sont prévus par le Code de la Commande publique et doivent être appliqués. Un plan d'étalement de la dette sociale des entreprises ultramarines impactées par les retards de paiement de la commande publique est également une proposition qui recueille l’agrément de Marine Le Pen.
Pour conclure cette première rencontre de la campagne pour les élections présidentielles de 2027 avec les milieux économiques ultramarins, le représentant de Marine Le Pen a rappelé l’attachement profond de celle-ci à faire en sorte que la France du grand large soit pleinement associée à la vie nationale, notamment sur le plan économique. Et de citer l’homme de lettres Guadeloupéen, Daniel Maximin, pour qui « les régions d’outremer sont les seules régions de France à qui on demande combien elles coûtent et si elles rapportent ». Un état de fait auquel Marine Le Pen entend bien mettre fin si elle est élue prochaine présidente de la République française.