Alors que les ministres européens des Affaires étrangères se réunissent les 1er et 2 septembre, une nouvelle offensive est engagée contre le principe de l’unanimité en politique étrangère. L’Allemagne, soutenue notamment par la France, veut développer « l’abstention constructive » et recourir davantage à la majorité qualifiée pour contourner les oppositions nationales. Emmanuel Macron choisit donc une nouvelle fois Bruxelles contre la souveraineté française.
La politique étrangère touche pourtant aux intérêts fondamentaux de la Nation : la paix, la guerre, les sanctions, nos alliances, notre sécurité et notre indépendance. Dans ces domaines essentiels, la France ne peut accepter d’être mise en minorité. Le droit de veto est une garantie indispensable de notre liberté de décision. L’abandonner, même progressivement, serait un nouvel acte de soumission.
L’unanimité n’est pas un obstacle : elle protège la souveraineté des États. L’abstention constructive doit rester un choix libre, jamais un moyen de contourner un veto. La France doit donc refuser toute extension de la majorité qualifiée. Notre politique étrangère doit rester décidée par la France, et non être imposée demain par une majorité à Bruxelles.
Avec le Groupe des Patriotes pour l’Europe, je déposerai au Parlement européen une proposition de résolution visant à sanctuariser l’unanimité en matière de politique étrangère et de sécurité commune. Il faut préserver le droit de chaque Nation à décider librement de sa diplomatie. On ne construit pas une Europe forte en effaçant les souverainetés nationales. La France doit rester maîtresse de ses choix.