L’ouverture par Emmanuel Macron de négociations avec le Vanuatu sur la souveraineté des îlots Matthew et Hunter constitue une faute grave. En contestant directement l’indivisibilité de la République garantie par l’article 1er de notre Constitution, cette diplomatie de la faiblesse a encouragé le Vanuatu à porter plainte, hier, contre la France devant la Cour internationale de justice (CIJ).
Cet abandon intolérable de territoires menace de faire perdre à la France plus de 350 000 kilomètres carrés de zone économique exclusive (ZEE). Une telle concession braderait de précieuses ressources halieutiques et affaiblirait la protection de notre domaine maritime, le deuxième plus vaste au monde, dans une zone indo-pacifique qui concentrera les intérêts géostratégiques du XXIe siècle, et la volonté d’influence des États-Unis et de la Chine.
Alors que les grandes puissances rivales multiplient les démonstrations de force pour étendre leur emprise territoriale, céder le moindre kilomètre carré, même éloigné de la métropole, envoie un signal d'impuissance dramatique et crée un précédent diplomatique dangereux. C’est ce qu’a rappelé hier soir Marine Le Pen, candidate à la présidence de la République dans une déclaration où elle défend la souveraineté française sur ses îlots, comme sur tous nous outre-mer. Aux côtés de notre candidate, j’exige l'arrêt immédiat de ces véritables négociations de capitulation, et le maintien ferme de la souveraineté française sur les îles Matthew et Hunter. Ici comme ailleurs, la France ne doit plus reculer.