Tribune libre de Dominique Bilde, député européen du groupe Identité et Démocratie

 

Si de temps à autre, les Français découvrent avec stupéfaction le vrai visage des Verts et des autres partis de gauche qui s’illustrent tristement avec leurs dérives communautaristes, ils ne sont sans doute pas conscients qu’au niveau européen, ces dérives sont en réalité devenues la norme.

En commission Emplois et Affaires sociales dans laquelle je siège, plus aucun rapport ne passe sans que celui-ci ne soit truffé de références idéologiques qui feraient hurler chez nous en France.

Les textes européens sont systématiquement votés :

– En parlant explicitement de femmes « de couleur » alors que notre République est Une et Indivisible ;

– En associant automatiquement les personnes souffrant d’un handicap aux personnes issues de l’immigration ;

– En usant abusivement des termes pour souligner l’existence des minorités ethniques ;

– En amalgamant les Roms avec les personnes âgées sous l’appellation trompeuse de « groupes vulnérables » ;

– En refusant d’utiliser les mots de réfugiés, d’illégaux, de migrants économiques au profit d’une seule et unique appellation qui est celle de « migrant » permettant de tout mélanger, au détriment de notre droit d’asile qui se retrouve bafoué ;

En faisant tout cela, l’Union européenne impose des mots, et en oriente le sens, pour faire avancer une vision qui n’a rien à voir avec la France.

À partir de ce constat, plusieurs points peuvent être soulevés :

Premièrement, depuis plusieurs années déjà, mais surtout depuis la crise sanitaire, l’Union européenne a décidé de mettre un coup d’accélérateur dans la mise en œuvre d’une Europe toujours plus intégrée. Surtout :  les Européistes ont compris que les politiques sociales pouvaient devenir une nouvelle arme de guerre idéologique alors que la construction européenne manque de souffle en même temps qu’elle asphyxie nos économies !

Deuxièmement, l’Union fait croire qu’elle est mieux placée que les États pour mener des politiques sociales. C’est non seulement faux, mais c’est d’autant plus dangereux qu’elle tente de substituer aux systèmes sociaux de nos nations sa propre conception de l’aide sociale.

Celle-ci consiste à déconstruire les peuples d’Europe pour les reconstituer sous forme d’un ensemble de « groupes vulnérables » divisés en fonction de leur couleur de peau ou de leur orientation sexuelle.

Il faut alerter les Français de ce qu’il se passe : derrière les grands discours creux de la Commission européenne se cache une véritable logique contraire à nos valeurs, à nos institutions.

Une logique contraire à la France !

Non, les migrants ne sont pas des travailleurs pauvres comme les autres.

Non, la nation française n’est pas un agrégat de « groupes vulnérables » à qui l’Union européenne doit porter secours.

Avec Marine Le Pen, l’échéance de 2022 doit représenter un tournant décisif pour renouer avec les valeurs et la souveraineté de la France, au risque de laisser les européistes la défigurer à jamais !