“Refugees Are Talents” : c’est le nom d’un nouveau collectif de chefs d’entreprises !

On croirait à une plaisanterie, tant le décalage avec le ras-le-bol général concernant l’immigration est devenu massif dans notre pays.

Ce n’est pourtant pas l’avis de dix patrons de grandes entreprises (Accor, Adecco, Barilla, BNP Paribas, Ikea, Ipsos, Keolis, L’Oréal, Michelin, Sodexo,) qui font partie du CAC 40. S’il faut bien reconnaître le manque de réactions face à leur coup de communication de la semaine dernière, cette étrange démarche a néanmoins de quoi nous questionner, et même de quoi nous inquiéter !

Alors que 300 000 clandestins arrivent chaque année en Europe, et que la France a reçu quelque 95 600 demandes d’asile l’an dernier selon l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), la question de l’intégration économique de toutes ces personnes est un problème majeur !

Nous avons des talents en France !

À bout de souffle, les gouvernements successifs semblent être devenus incapables de réduire la fracture entre la ruralité et les villes, accentuant encore davantage le sentiment d’abandon et le déclassement social, tout en laissant inexorablement avancer les déserts médicaux dans notre pays. En ce sens, la demande des grands chefs d’entreprises réclamant plus de « talents » venus d’ailleurs constitue une claque supplémentaire qu’on inflige au peuple de France et particulièrement à ses 8% de chômeurs !

À force de financer massivement des formations qui ne répondent pas aux demandes des employeurs, ces derniers se retrouvent en difficulté pour recruter du personnel. Rien que dans l’hôtellerie et la restauration, des études montraient récemment que 34 % du secteur anticipait des difficultés à embaucher pour la réouverture. Ces pénuries s’expliquent aussi par la dévalorisation du travail manuel dont on réalise désormais qu’il est essentiel et constitue une plus-value extraordinaire pour notre pays.

Nous payons aussi la fuite des cerveaux, phénomène qui touche particulièrement la France. Bon nombre de nos compatriotes fuient les complications administratives qu’impose l’État, et vont chercher de meilleures perspectives ailleurs.

C’est là un terrible constat d’échec.

Après avoir délocalisé nos talents, voici qu’on voit partir notre savoir-faire. Plutôt que de se poser les bonnes questions, voici qu’on en est réduit à ouvrir les vannes migratoires pour limiter la casse ! En réalité, c’est la double peine qu’on impose à la France !

Le gouvernement pose le problème de l’immigration à l’envers : il faut donc renverser la perspective !

Il s’agit dans ce domaine d’un autre modèle d’immigration qui permettrait de renouer avec une immigration de travail choisie comme cela a été le cas en France jusque dans les années 70. Toutefois, il est impossible de continuer naïvement à accepter toutes les personnes qui revendiquent un statut de réfugié, les sans-papiers qu’on n’expulse jamais et des migrants « talentueux » pour les entreprises : les Français ne veulent pas accueillir la terre entière chez eux !

En tentant de trouver du boulot à des personnes qui arrivent sur le territoire pour d’autres motifs que le travail, nous nous retrouvons débordés par un flux migratoire qui devient impossible à intégrer économiquement, socialement et culturellement !

Il est temps de mettre un coup d’arrêt à cette politique migratoire qui nous oblige à trouver des solutions inefficaces plutôt que d’oser s’attaquer à la racine du problème.

Le modèle actuel ne fonctionne pas. Surtout, les réfugiés ne viennent pas en France avec des compétences, mais avec la volonté de trouver une protection dans notre pays en raison de persécutions vécues chez eux. C’est donc un contresens que les chefs d’entreprises de « Refugees are talents » nous proposent.

STOP à ces fausses solutions alors qu’il y a de vrais problèmes.

Il est temps d’agir autrement : c’est ce que veut le Rassemblement national !