Tribune libre,

Dominique Bilde 

 

Minoritaires dans leur pays, les chrétiens d’Orient vivent au rythme de cette cruelle incertitude qui pèse sur leur avenir.

Alors qu’en France, la gauche se paie le luxe de se débarrasser de nos traditions à l’image de ceux qui veulent retirer nos crèches et gommer notre passé jusqu’à en effacer les mots de notre vocabulaire, rappelons-nous que de l’autre côté de la Méditerranée, les chrétiens fêtent l’espérance malgré la peur qui les assaille.

Et pour cause : effondrement économique et résurgence d’une situation de forte instabilité politique pour les Maronites libanais, menaces islamistes et exode forcé pour les chrétiens d’Irak, intolérance et violence à l’encontre des Coptes d’Égypte : les années passent et la chrétienté enracinée dans cet Orient compliqué ne cesse plus dorénavant de douter.

Douter, comme nous doutons ici en France. Ils sont d’ailleurs les premiers à alerter l’Europe du chemin sinueux qu’elle prend.

Ils vivent aujourd’hui ce qu’ils pensent que nous vivrons ici demain.

Nous le pensons aussi.

À ce titre, nous leur prêtons l’oreille comme nous leur tendons la main : ils sont un écho que ceux qui enterrent notre civilisation entendent mais n’écoutent pas !

Ceux qui inondent notre langage, ici en Europe, de ces mots creux comme ceux de « racisme systémique » sont les mêmes à rester silencieux quand il s’agit de dénoncer les actes anti chrétiens, qui en France et ailleurs, constituent malheureusement l’écrasante majorité des faits de violence à l’égard des croyants.

Les chrétiens fêteront Noël, là-bas comme nous le ferons ici en France : dans l’espoir de pouvoir continuer de le faire demain, en famille et en sécurité.

Je souhaite de tout cœur un Joyeux Noël aux chrétiens d’Orient !