Le gouvernement de Sébastien Lecornu vient de franchir une nouvelle ligne rouge démocratique. Faute de majorité à l’Assemblée nationale, il a choisi le passage en force par le 49.3 pour imposer son budget, confirmant l’impasse politique dans laquelle Emmanuel Macron a plongé le pays.
Ce n’est pas une surprise. Depuis octobre, Jordan Bardella et Marine Le Pen alertaient : ce budget finirait par passer par ordonnances ou par 49.3, parce qu’il n’existe aucune majorité pour le soutenir. Le gouvernement le savait. Il a menti, tergiversé, et fait perdre trois mois précieux à la France.
Les faits sont implacables. Les députés macronistes, socialistes et Les Républicains représentent 53 % de l’Assemblée nationale. Malgré cela, ils ont été incapables de trouver le moindre compromis, préférant rejeter la faute sur l’opposition plutôt que d’assumer leur propre échec. Leur seul point commun : la peur de retourner devant les électeurs.
Pour se maintenir, le gouvernement a cédé à une logique de compromission et de soumission. Le budget imposé par 49.3 aggrave le déficit de 7 milliards d’euros de dépenses nouvelles, renonce à baisser les impôts de production, comme la CVAE, et reconduit la surtaxe sur les grandes entreprises, pénalisant une fois encore notre économie.
Dans le même temps, Sébastien Lecornu annonce des mesures qu’il dénonçait encore il y a quelques semaines comme irréalistes ou impossibles : fin du gel du barème de l’impôt sur le revenu, généralisation du repas à 1 euro pour les étudiants, création de postes supplémentaires dans l’Éducation nationale.
La vérité est simple : ce budget n’a qu’un objectif. Maintenir la politique d’Emmanuel Macron et préserver les places de quelques-uns, au mépris de l’intérêt général.
Face à ce déni démocratique, le Rassemblement National prendra ses responsabilités.
Notre seule stratégie est de défendre les Français. Nous refusons un budget qui augmente les impôts, creuse les déficits et ne réalise aucune économie sur l’immigration, les fraudes, le train de vie de l’État, le millefeuille administratif ou la contribution française au budget de l’Union européenne.
La France n’a pas besoin de passages en force ; elle a besoin de stabilité, de clarté et d’une majorité cohérente.
Cela impose une évidence démocratique : le retour aux urnes par la dissolution de l’Assemblée nationale.
Nous appelons donc à la censure du gouvernement et à la dissolution immédiate, afin que l’alternance devienne enfin possible.
Signez notre pétition pour exiger la dissolution de l’Assemblée nationale et la fin de ce pouvoir sans majorité.
Le changement n’attend plus.