L’annonce d’un nouveau contrat de 3,6 millions d’euros pour Valdunes ne saurait masquer la réalité : l’avenir du site de Trith-Saint-Léger et de ses salariés reste menacé. Cette commande, limitée sur seulement trois années et représentant un faible volume de production est insuffisante pour garantir la pérennité de l’activité industrielle et la sécurité de l’emploi.
À Trith-Saint-Léger, comme dans d’autres communes de ma circonscription, déjà durement frappés par la désindustrialisation, chaque emploi industriel compte. Derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes, des familles, mais aussi un savoir-faire industriel français qu’il est impératif de préserver et de faire perdurer.
Je tiens à réexprimer ici, mon soutien total aux salariés de Valdunes, qui paient depuis trop longtemps les renoncements successifs et l’absence de vision industrielle de l’État. La France ne peut pas continuer à abandonner ses usines tout en finançant, par l’argent public, des commandes passées à l’étranger !
Le maintien des emplois et des activités industrielles sur nos territoires doit être une priorité. Il est urgent que l’État tienne enfin ses engagements financiers et impose une véritable cohérence industrielle, en orientant les commandes publiques – notamment celles de la SNCF – vers les entreprises françaises comme Valdunes.
Abandonner Valdunes, ce serait accepter un déclassement industriel supplémentaire et condamner encore un peu plus nos territoires. Le site de Trith-Saint-Léger doit obtenir des garanties claires et durables pour sécuriser son avenir ainsi que celui de ses salariés.
Dès 2023, j’étais déjà aux côtés des salariés de Valdunes lorsqu’ils étaient menacés de licenciement, mobilisé sur le terrain pour défendre leurs emplois et l’avenir du site de Trith-Saint-Léger. J’ai interpellé à plusieurs reprises les ministres concernés, afin que l’État prenne pleinement ses responsabilités et que les commandes de la SNCF, entreprise publique financée par l’argent des Français, soient prioritairement orientées vers des industries françaises comme Valdunes. Depuis le début, je défends la même ligne : préserver l’emploi, maintenir l’activité industrielle sur nos territoires et protéger un savoir-faire pour la France.
J’ai d’ores et déjà alerté officiellement Monsieur Sébastien Martin, Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargé de l'Industrie, ainsi que les dirigeants de la SNCF et d’ALSTOM afin d’obtenir des réponses claires et des garanties pérennes pour l’avenir du site.
Comptez sur moi pour rester pleinement mobilisé sur le terrain comme à l’Assemblée Nationale pour défendre l’emploi, l’industrie et la souveraineté industrielle française, aux côtés des salariés. Nous ne laisserons pas Valdunes devenir une friche de plus sur notre territoire !