Communiqué de Mathilde Androuët, député français au Parlement européen

Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, lance ce lundi 4 mai 2020 une collecte de fonds mondiale pour la recherche d’un vaccin et de traitements contre le nouveau coronavirus, mais aussi pour venir en aide financièrement aux pays les plus vulnérables. Elle espère lever 7,5 milliards d’euros pour « combler le déficit estimé de financement mondial » et trouver un traitement au Covid-19.

Le message d’Ursula von der Leyen est clair : il faut aujourd’hui contribuer à renflouer l’incompétence de la mégastructure européiste avec un Téléthon mondial de la recherche scientifique ! Cette démarche scandaleuse signe la double peine pour tous nos pays déjà victimes de la pompe aspirante de l’Union.

Après la débâcle de son absence de gestion dans la crise sanitaire, l’Union européenne se mue dans des pratiques à la mode, dignes de la « société du spectacle » et bien connues des cénacles politiques américains : elle fait appel à la charité auprès des gouvernements, multinationales et autres grosses fortunes privées mondiales afin d’attirer des promesses et engagements financiers de la part de ces généreux associés. Pour mener ce projet, Ursula von der Leyen décide de s’appuyer sur la Fondation de Bill Gates, deuxième personnalité la plus riche du monde mais également deuxième contributeur à travers sa Fondation de l’Organisation

mondiale de la santé. Comble de cette initiative censée être mondiale, les Etats-Unis ont quant à eux décidé de ne pas contribuer à cette démarche. En compagnie de leur concitoyen milliardaire, ils laissent l’Europe partir en quête de financements extérieurs pour dédouaner les Etats et l’UE d’une mission indispensable comme la recherche scientifique. De quoi offrir une belle publicité à tous les riches participants qui pratiqueront ainsi une philanthropie à but lucratif et les exonéreront de tout reproche à l’avenir.

Depuis des années, l’Union européenne ne cesse d’engager ses pays dans des politiques d’austérité contraintes. On le voit particulièrement en France où les désidérata européistes mènent à un véritable saccage du service public, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît en cette période de crise : sous-financement et mauvaises dépenses dans l’hôpital public, baisse des budgets en matière de santé et de recherche, absence manifeste de l’État dans ses prérogatives régaliennes… Il serait donc plus que malvenu de verser le moindre centime pour ce Téléthon qui tente désespérément de masquer l’incurie d’une Union incapable de toute solidarité en temps normal.