En 2017, le Premier ministre, rappelait la promesse d’E. Macron de construire 15.000 places de prison supplémentaires sur le quinquennat et assurait à la tribune de l’Assemblée, devant la représentation nationale, qu’elle serait tenue.

Même si pendant les deux mois de confinement de 2020, le nombre de détenus a chuté en raison d’une part de 13.000 libérations anticipées et, d’autre part, d’une diminution des incarcérations conséquence du quasi-arrêt des tribunaux, on apprend aujourd’hui que le nombre de personnes détenues est de 67.971 au début juillet 2021, selon les données publiées par le ministère de la Justice.

C’est à peine 4,7% de moins qu’au 1er mars 2020, avant l’opération portes ouvertes de la ministre de l’époque orchestrée sous prétexte sanitaire.

Avec près de 70.000 détenus pour 60.794 places, la surpopulation carcérale est donc à nouveau d’actualité et devient un sujet critique puisque 20% des détenus sont enfermés dans des prisons dont le taux d’occupation est supérieur à 150%. La situation ne peut qu’empirer puisque sur les deux derniers mois, le solde des personnes incarcérées a bondi de 2.587, du jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale.

Encore une fois, les promesses d’E. Macron n’auront engagé que ceux qui les ont crues puisque le plan de construction des 15.000 nouvelles places de prison n’a été présenté qu’en avril dernier et ne devrait être achevé qu’en 2027, bien plus tard que prévu !

Mais la délinquance, elle, n’attendra pas…