Communiqué de presse d’Eric Domard, Conseiller aux sports de Marine Le Pen, Membre du Bureau Politique

Dans le cadre de la mission d’information « sport professionnel et collectivités territoriales », des sénateurs UMP soutiennent une proposition de loi visant à supprimer les subventions aux clubs recevant plus de 10 millions d’euros par an de droits de retransmission télévisée, soit tous les clubs de ligue 1.

Type même de la fausse bonne idée, cette proposition ne tient pas compte de la réalité et des disparités économiques entre les différents clubs de ligue 1.

Appliquée uniformément, cette mesure viendrait à pénaliser des petits clubs au budget limité comme Evian (28 millions d’euros) Guingamp (25 millions), Bastia (22 millions) en les mettant sur le même pied que les clubs aux capacités financières colossales PSG (490 millions d’euros), Monaco( 165) ou encore Marseille (105).

De même, justifier cette proposition par la nécessaire réduction des dépenses des collectivités locales, c’est oublier que le financement public des clubs professionnels est déjà limité par la loi (2.3 millions d’euros au maximum de subventions) et que celui-ci a été considérablement abaissé dans le contexte de crise économique.

Enfin, cette mesure fragilisera un peu plus la situation économique des petits clubs qui vont devoir faire face au diktat de la Commission européenne, qui a sommé la France de généraliser la TVA sur les billets d’entrée pour les réunions sportives dont la conséquence sera une augmentation du prix du billet et une probable chute des recettes guichets.

Soucieux de préserver l’équilibre des finances publiques et l’équité des compétitions sportives, le Front National propose une approche pragmatique et évolutive des subventions au sport professionnel s’articulant autour de 3 grands principes :

– Suppression des subventions publiques aux clubs professionnels détenus majoritairement par un actionnaire étranger.
– l’octroi des subventions sera conditionné à la présence sur la feuille de match de plusieurs joueurs issus des centres de formation ou originaires de la région afin de renforcer l’identité et l’enracinement local des clubs.
– Le concours financier des collectivités locales doit assurer et renforcer les mécanismes de solidarité entre les clubs professionnels et amateurs.