Communiqué de Presse de Michel Guiniot, Membre du Bureau Politique, Délégué National

Le 120ème congrès de la Fédération Nationale des sapeurs pompiers qui s’est tenu du 10 au 12 octobre dernier a révélé un malaise grandissant parmi les membres de ce service public.
Le Président de la Fédération a indiqué que 571 casernes ont fermé en 5 ans, car elles sont devenues « la variable d’ajustement budgétaire des SDIS avec la complicité de l’État ».

La diminution du nombre de pompiers volontaires s’accélère au fil des années et n’est pas compensée par les effectifs des professionnels. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question budgétaire puisque les ressources humaines ne pèsent que 3,1 milliards et les sapeurs pompiers volontaires pour 520 millions, sur un budget global des SDIS de 4,8 milliards d’euros.

Le manque de considération et de reconnaissance amplifie le malaise chez les soldats du feu volontaires, dont un seul d’entre eux sur 200.000 a reçu la légion d’honneur ces 5 dernières années !
La mise en œuvre de la directive européenne temps de travail, au 1er janvier, suscite, par ailleurs, beaucoup d’inquiétude chez les professionnels.

Il y a fort à craindre que ce service public indispensable aux populations et à la collectivité ne prenne le même chemin que ceux qui ont déjà disparus des zones rurales, mais aussi des quartiers dits sensibles.

Ces constatations révèlent que l’engagement de F. Hollande en faveur d’un accès aux soins d’urgence pour tous, dans un délai maximum de 30 minutes, sera une promesse non tenue de plus !