Communiqué de presse du Rassemblement National

C’est un énième couac qui en dit long sur le marasme dans lequel s’enlise et s’enferre le gouvernement dans sa réforme des retraites qui depuis des semaines met les Français dans la rue.
Le Conseil d’Etat vient ainsi de désavouer sévèrement Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, qui au mépris des règles constitutionnelles, entendait intégrer dans cette réforme des dispositions actant de la revalorisation des salaires des professeurs.

Cette annonce répondant à la même stratégie que le retrait temporaire de l’âge pivot – feindre de céder et de reculer pour mieux faire passer l’intégralité de la réforme – s’échoue sur la réalité du droit que le gouvernement semble ignorer.

Dans son avis rendu le 24 janvier, la plus haute juridiction administrative française renvoie Jean-Michel Blanquer à ses études, lui rappelant que ces « dispositions constituent une injonction au Gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution ».
Ce recadrage vient rappeler combien cette réforme souffre d’imprécision, de précipitation et d’un amateurisme particulièrement anxiogène tant elle porte sur un sujet fondamental concernant l’avenir des Français.

A l’instar de nombreuses professions touchées de plein fouet par une réforme de régression sociale et de précarisation, le monde enseignant qui doit faire face depuis de nombreuses années à un gel des salaires, à une dégradation manifeste de ses conditions de travail et à une insécurité exponentielle, mérite mieux que ces promesses sans lendemain.
Ce nouveau camouflet infligé à l’exécutif souligne une fois encore l’urgence du retrait d’une réforme engagée brutalement dans le dos des Français et totalement nuisible à leurs légitimes attentes.