Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, député français au Parlement européen

Alors que l’épidémie du coronavirus continue de progresser dans la région de Wuhan en Chine, le commerce mondial connaît d’importantes perturbations. De très nombreux groupes, dont Airbus, Renault, ou le spécialiste de l’électroménager Seb, sont obligés de fermer certaines de leurs usines de fabrication, ce qui, par ricochet, met à l’arrêt fournisseurs et sous-traitants.

S’il n’y a historiquement rien d’extraordinaire à ce qu’une crise pour le moment régionale ait des effets planétaires, cette épidémie vient cependant illustrer le danger que représente une situation trop importante de dépendance à l’égard d’un pays étranger en matière d’importations.
Cet enjeu est frappant en ce qui concerne nos approvisionnements en médicaments et en équipements de protection médicaux, qui pour plus de 90% d’entre eux proviennent de Chine, et dont nous risquons de connaître une pénurie alors même que l’épidémie pourrait prendre de l’ampleur au niveau mondial.

Cet épisode pandémique doit nous pousser et pousse d’ailleurs déjà certains PDG à réfléchir aux moyens de limiter cette dépendance et cette fragilité, et donc chercher à relocaliser une partie des chaînes de fabrication que nos dirigeants ont abandonnées aux vents de la mondialisation sauvage. Cette recherche d’une plus grande résilience est par ailleurs tout à fait en phase avec les enjeux écologiques de notre temps puisqu’elle réduirait nos importations.

Qu’il s’agisse de renforcer notre secteur manufacturier national, de limiter notre dépendance à l’étranger en matière d’approvisionnements ou de réduire les importations de ce que nous sommes capables de fabriquer ici, la relocalisation est décidément l’un des grands combats d’avenir.