A l’approche des concours de santé, le Rassemblement National tient à réaffirmer son soutien à l’ensemble des étudiants en première année concernés par la mise en œuvre de la loi du 24 juillet 2019, relative à l’organisation et à la transformation du système de santé. En février dernier, j’ai interpellé par « question écrite » la Ministre de l’Enseignement supérieur sur l’inquiétude des étudiants en santé et de leurs familles : malheureusement, aucune réponse ne m’a été apportée à ce jour. En réalité, le gouvernement refuse depuis plusieurs mois de venir en aide à ces jeunes pourtant victimes de l’application de sa réforme.
 
En effet, le remplacement de la PACES par le PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) et la LAS (Licence à Mineure Santé) implique une année de transition qui pénalise injustement les étudiants en première année d’études de santé. Si les étudiants d’avant-réforme (PACES) conservent le droit de redoublement et bénéficient d’un quota de places réservées qui seront déduites de la capacité d’accueil en deuxième année dans les universités, le nombre de places en deuxième année n’a hélas pas été augmenté malgré les budgets prévus à cet effet. De plus, les étudiants PASS/LAS sont interdits de redoublement alors qu’ils ont préparé un concours difficile dans les circonstances sanitaires exceptionnelles que nous connaissons. Ainsi, non seulement toute une génération voit son accès aux études de santé fortement limité par manque de places, mais en plus elle se retrouve privée de seconde chance malgré une année particulièrement difficile.
                                                               
Il est inacceptable que la promotion 2020-2021 soit sacrifiée sur l’autel de l’incompétence du gouvernement. A l’instar du Collectif PASS/LAS, le Rassemblement National demande d’urgence des mesures de bon sens :
– Donner la possibilité de redoubler aux étudiants qui le souhaitent après une année compliquée par la crise sanitaire et l’impréparation de la réforme.
– Augmenter le nombre de places afin de corriger les inégalités provoquées par la réforme, notamment en compensant la présence des redoublants.
 
Alors qu’un nombre croissant de futurs soignants sont formés à l’étranger, nous devons soutenir celles et ceux qui étudient dans notre pays et garantir une juste récompense de leur mérite. Une exigence indispensable à l’équité entre nos jeunes, à la réussite de notre système de soins et au respect des professions de santé auxquelles ils rêvent d’appartenir. Les étudiants en santé et leurs familles peuvent compter sur le soutien du Rassemblement National.