Communiqué de presse de Marine Le Pen

Apres les retraités, les handicapés, c’est au tour des chômeurs d’être dans le viseur d’Emmanuel Macron et de la République en Marche à travers la réforme de l’assurance du chômage.

Ce qui est présenté comme une réforme audacieuse n’est rien d’autre qu’un acte de violence sociale et un cran supplémentaire dangereusement franchi dans la stratégie de tensions et de confrontation voulue par Emmanuel Macron.

Effectif au 1er novembre ce texte qui durcit considérablement les conditions d’accès à l’indemnisation et le seuil des droits rechargeables va accélérer le passage de la précarité à la pauvreté pour des centaines de milliers de personnes

Une réforme économiquement incompréhensible alors que la France comptait au troisième trimestre près de 6 millions de chômeurs (catégories A, B et C), que le chômage des jeunes de moins de 25 ans est en progression et que les économies attendues seront effacées par la prise en charge sociale de ces personnes privées d’indemnisation chômage.

Une réforme moralement inacceptable, car elle tend à généraliser la suspicion sur les chômeurs qui le seraient ou le resteraient par intérêt et par confort, résumée par les propos stigmatisants de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud « c’est pas un métier » d’être à l’assurance chômage.

Une réforme politiquement injustifiable, car si la réduction des déficits est un objectif qui s’entend, il ne peut être compris et accepté quand dans le même temps l’exécutif ne fait rien pour s’attaquer sérieusement à la fraude sociale, au gouffre financier de la politique d’immigration ou encore à la participation budgétivore de la France au budget européen qui vient d’être portée à plus de 21 milliards d’euros.

En refusant de changer de politique économique seule à même de créer de l’emploi durable et en choisissant de gouverner non plus avec le peuple mais contre le peuple, Emmanuel Macron met gravement en danger la cohésion sociale et déstabilise de façon irresponsable les socles mêmes de la démocratie.