Communiqué de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais

Emmanuel Macron a annoncé son intention de soumettre à référendum l’inscription de la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution. Au-delà de l’enfumage électoraliste et de la trop voyante opération de communication opportuniste du locataire de l’Elysée qui terminera son bail dans 16 mois, nous pouvons nous interroger sur le fond de cette initiative à l’aune de la politique menée par le gouvernement depuis 2017 en ce qui touche à la préservation de notre environnement.

En effet, au nom d’une transition écologiste dénuée de bon sens et déracinée du réel, ce gouvernement met en œuvre la Programmation pluriannuelle de l’énergie qui prévoit notamment l’explosion du parc éolien français de 8 000 mâts à 15 300 d’ici 2030 sans associer et consulter les Français.

Il ne fait plus débat que l’éolien est un scandale économique majeur avec un subventionnement public massif qui s’accompagne de l’augmentation de la facture d’électricité pour les consommateurs et d’un désastre immobilier pour les riverains qui voient leurs logements perdre 30 à 40% de leur valeur à proximité des funestes aérogénérateurs, sans parler du coût faramineux du démantèlement qui s’élève à 350 000 euros par unité.

Mais l’idéologie du vent est également une arnaque environnementale qui contribue à la dégradation de la nature avec la bétonisation des sols (1500 tonnes par structure soit plusieurs millions de tonnes prochainement coulées dans les sols français pour atteindre les objectifs) et menace sérieusement la biodiversité en décimant les populations d’oiseaux migrateurs, de rapaces et de chauves-souris.

Sur le front du réchauffement climatique, les éoliennes, énergie intermittente et assistée, brassent du vent mais surtout de la pollution. La comparaison avec notre voisin allemand est à ce titre riche d’enseignements. L’Allemagne et ses 30 000 éoliennes produit actuellement 64% de son électricité à partir du charbon et du gaz envoyant dans l’atmosphère 36 000 tonnes de CO2 chaque heure. La France, elle, ne rejette que 7500 tonnes de CO2 par heure grâce au nucléaire.

Ainsi, l’implantation d’éoliennes participe de ce réchauffement climatique que les idéologues veulent combattre avec des énergies faussement renouvelables mais réellement polluantes.

Si le président de la République était sincère, l’inscription du réchauffement climatique dans notre Constitution devrait s’accompagner d’un moratoire immédiat sur l’éolien afin de réduire les émissions de CO2 et d’éviter le saccage irréversible de nos paysages qui font la beauté et l’attractivité de notre pays.