Pris à la gorge par son impéritie financière, Sébastien Lecornu, grand ordonnateur des arbitrages de la loi de finances 2027, s’en prend désormais aux filières agricoles ultramarines. Des filières qui font pourtant vivre 55 000 actifs permanents et 8 000 emplois dans l'agroalimentaire et qui structurent l'économie des territoires ultramarins.
Qu’on en juge :
En parallèle, le plan d'urgence national « Climat, adaptation, sécheresse, incendies » (CASI), doté de 1,3 milliard d'euros, demeure inaccessible en pratique aux exploitants ultramarins. Éligibles en droit, la plupart d’entre eux s’en trouve exclue, de fait, par des critères conçus pour l'agriculture hexagonale.
Privés également du plan d'urgence de 2026, les agriculteurs d’outremer subissent une double peine : l'inadaptation des normes les marginalise des dispositifs de droit commun, tandis que leurs aides spécifiques se réduisent.
Alertée par André Rougé sur cette situation profondément injuste, la présidente du groupe Rassemblement National à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, a donné instruction pour que soit déposé un amendement parlementaire corrigeant intégralement cette rupture d'égalité. Le député de la Somme, Mathias Renault, s’est acquitté de la tâche en commission des finances.
Nous espérons que les parlementaires des autres groupes, notamment ceux du centre et de gauche, auront la décence de s’associer à l’initiative du Rassemblement National. Ils auront ainsi l’occasion de se rattraper après leur vote honteux du 8 octobre à l’encontre de la résolution sur l’accès à l’eau potable dans les outremers déposée par Anchya Bamana, députée Rassemblement National de Mayotte.
André Rougé - Député français au Parlement européen
Matthias Renault - Député à l’Assemblée nationale