Communiqué de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais

 

Rien ne sera épargné aux Français jusqu’au dernier jour de ce quinquennat du scandale et de l’outrance. Le syndicat majoritaire de l’administration pénitentiaire, Force Ouvrière, vient de révéler que certains prisonniers auraient perçu la fameuse indemnité « inflation » du gouvernement destinée à compenser la hausse des prix des énergies.

Alors que des centaines de milliers de citoyens honnêtes, fragilisés par l’effondrement de leur pouvoir d’achat depuis plusieurs mois, n’ont pas pu bénéficier de cette obole gouvernementale parce qu’ils n’entraient pas dans les cases arbitraires de Bercy, les détenus ayant suivi un stage de formation professionnelle, ont, eux, reçu la prime de 100 euros sur leur compte nominatif. Ce versement est injustifiable et intolérable : l’indemnité ne compense aucune dépense énergétique pour les détenus et ne pourra même pas servir à la réparation en faveur des parties civiles. En clair, le gouvernement donne de l’argent de poche à la population carcérale avec les impôts des Français !

Cette invraisemblable et choquante indemnisation s’inscrit dans la ligne d’une politique laxiste qui a honteusement choyé les détenus depuis le début de la crise sanitaire. En effet, en plus des cadeaux comme la gratuité du téléphone ou de la télévision en cellule, le gouvernement a procédé dès le mois de mars 2020 à des libérations massives. Sous le prétexte de désengorger les prisons au début de la pandémie, 11.500 prisonniers ont ainsi été relâchés avant le terme de leur peine. Alors que tous les Français étaient assignés à résidence, des milliers de condamnés ont profité d’un déconfinement anticipé qui s’est soldé par la multiplication des récidives.

Dernière insulte à l’endroit des victimes et de leurs familles, Roselyne Bachelot, ministre de l’inculture, et Eric Dupond-Moretti, ministre de l’injustice, annoncent le lancement d’un « Goncourt des détenus ». Fidèle à son idéologie anti-prison, le locataire de la chancellerie a indiqué que « l’implication dans la lecture et l’écriture » pourra favoriser des réductions de peines.

A la lumière de ces aberrations et à la suite des très graves dysfonctionnements enregistrés à la prison d’Arles avec la tentative d’assassinat d’Yvan Colonna par un détenu islamiste qui était payé par l’administration pénitentiaire en tant qu’auxiliaire, la démission d’Eric Dupond-Moretti est une urgence absolue !