Communiqué de presse de Marine Le Pen, députée du Pas-de-Calais

Moins de trois ans après le regroupement de deux unités de production à Dourges, Ontex – n° 1 européen et n° 5 mondial de la distribution de produits d’hygiène à usage unique – vient d’annoncer que 70 emplois allaient être supprimés sur les 300 que compte le site. Malgré la création parallèle d’une vingtaine de postes, c’est un nouveau coup dur porté à l’activité économique du bassin minier du Pas-de-Calais.

La direction de l’entreprise justifie sa décision par une dégradation des résultats comptables, la nécessité de faire face à la concurrence, ou encore des coûts de production en hausse, mais comme toujours, ce sont les salariés qui serviront de variable d’ajustement.

Cette situation est d’autant plus intolérable que l’Etat et la communauté d’agglomération Hénin-Carvin – donc les contribuables locaux – ont participé en 2016 à l’installation de l’usine, respectivement à hauteur de 1,5 et 3 millions d’euros.

Une nouvelle fois, une multinationale met à profit les faiblesses de nos dirigeants politiques et l’incohérence de législations, française et européenne, qui empêchent de protéger les travailleurs de notre pays ; une nouvelle fois, des femmes et des hommes courageux vont être brutalement projetés vers des lendemains emplis d’incertitudes ; une nouvelle fois, ceux qui seront conservés au sein des effectifs continueront à craindre pour leur emploi et leur avenir.

Dans l’attente de la présentation détaillée des conditions de départ qui leur seront proposées – notamment dans l’hypothèse où leurs droits élémentaires à indemnisation, reclassement éventuel ou formation ne seraient pas respectés –, j’assure les salariés d’Ontex de mon soutien le plus total et me tiens à leurs côtés dans le combat qui les attend : la protection de nos emplois et de nos travailleurs n’est pas une option, elle est une ardente obligation !