Opération EUNAVFOR Med: l'Union européenne démissionne face aux réseaux de passeurs

Steeve Briois

Communiqué

20 mai 2015

Communiqué de presse de Steeve Briois, Vice-président du Front National, Maire d'Hénin-Beaumont et député européen

Les 28 États membres de l'Union ont validé une opération militaire réduite au service minimum. La mission n'envisage plus la destruction des bateaux appartenant aux réseaux de passeurs et se contentera d'arraisonner les migrants en mer. Compte tenu de la présence de factions armées sur les côtes libyennes, il y a de fortes chances pour que les migrants clandestins soient débarqués sur les côtes européennes.

En effet, l'Union européenne cherche à obtenir une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant une intervention militaire de grande envergure dans les eaux territoriales et sur les côtes libyennes conformément au chapitre VII de la charte des nations unies. Résolution qui aura beaucoup de mal à aboutir si la Russie, compte tenu des graves tensions diplomatiques qui règnent avec l'Union, décide de s'y opposer.

L'histoire se souviendra que le Conseil de sécurité avait validé un cadre d'intervention qui a permis aux français, britanniques et américains de renverser le régime de Kadhafi, régime en pointe dans la lutte contre les filières d'immigration illégale. Sera-t-il le complice de l'invasion migratoire qui se profile?

La mise sur pied de cette opération militaire ne produira aucun des effets escomptés mais démontrera que l'Union est incapable de protéger efficacement les frontières de l'Union. C'est pourquoi l'urgence de la situation commande que les États membres concernés mènent une politique navale

En effet, les vingt-huit pays de l'Union rognent leurs ambitions contre les réseaux de passeurs qui font déferler des dizaines de milliers de migrants au sud de l'Italie. Le mandat de l'opération décrit une opération purement navale et n'envisage plus la destruction des bateaux utilisés par les trafiquants au départ de la Libye.
L'opération militaire baptisée "EUNAVFOR Med" restera un coup d'épée dans l'eau si le Conseil de sécurité la cantonne en haute mer.

Milieu hostile sur les côtes avec la présence de milices capables dotées d'armes lourdes y compris des batteries anti-aériennes susceptibles de constituer "une menace robuste pour les navires comme pour les aéronefs de l'UE.

Steeve Briois

Communiqué

20 mai 2015

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