Communiqué de presse de Julien Odoul, Président du groupe Rassemblement National au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Membre du Bureau National

Le 22 février dernier, l’enquête publique sur le projet de construction d’un nouveau complexe islamique XXL à Sens a rendu ses conclusions. Ces dernières sont pour le moins hallucinantes et à bien des égards, inquiétantes. Considérant que les fidèles sont de plus en plus nombreux, que l’ancienne mosquée était trop exiguë et mal agencée, que le nombre de places de stationnement était insuffisant pour les fidèles, le commissaire enquêteur a émis un avis favorable sur le fondement d’intérêt général du projet de réalisation d’un futur centre cultuel et culturel musulman. Il a en outre indiqué que l’exercice de ce culte devait être accueilli dans un nouveau bâtiment afin d’en assurer la continuité… Aussi impensable que cela puisse être, dans notre République laïque, une revendication purement religieuse et exclusivement communautariste est qualifiée d’intérêt général, c’est-à-dire comme répondant au besoin de l’ensemble de la population.

Le Rassemblement National, premier défenseur de la laïcité, dénonce les résultats de cette invraisemblable enquête publique qui n’a d’ailleurs rencontré aucun public. En effet, lors de la réunion du 8 janvier dernier, le commissaire enquêteur reconnaissait : « Je ne sais pas trop où est le public proprement dit. Finalement, il est moins nombreux que les gens à table (les élus). » En clair, les habitants de Sens n’ont pas été informés du projet d’implantation d’une mosquée de 11 010 m2 pouvant accueillir 680 personnes.

Afin d’éviter que la plus grande mosquée de l’Yonne soit édifiée dans le dos des habitants, le Rassemblement National de l’Yonne a sollicité Marie-Louise Fort, maire LR de Sens, pour lui demander de soumettre à référendum local la construction de cette mosquée démesurée. En parallèle, le RN89 a lancé une pétition qui a rassemblé près de 700 signatures en quelques semaines. Le silence de Marie-Louise Fort est révélateur : elle préfère répondre favorablement aux revendications communautaristes plutôt qu’aux aspirations démocratiques de ses concitoyens.

Seuls les Sénonais doivent décider de l’intérêt général de ce projet de mosquée en le validant ou en le refusant par leur vote. En démocratie, on ne prend jamais de risque à donner la parole au peuple !