Communiqué de Louis Aliot, député des Pyrénées- Orientales 

Le 12 août, en pleine torpeur estivale, le président de la République a signé une lettre d’engagement surprenante faisant mention de la démarche ferme de son gouvernement formulée à la SNCF de terminer la ligne TGV qui raccordera Amiens (sa ville natale) au réseau à grande vitesse pour 2025.

Si on peut se féliciter de voir les élus de la ville d’Amiens d’être entendus aussi vite par le président de la République et obtenir cette ligne en 5 ans, on peut s’interroger sur la méthode, et surtout sur l’application du principe républicain d’Egalité, notamment de traitement entre territoires.

Il semble que certaines régions bénéficient de plus d’attention que d’autres, surtout si elles sont proches « du bon Dieu ».

Chez nous à Perpignan, même si nous avons « l’ami du président » comme il se plaît à le dire partout, les dossiers principaux n’avancent pas vite. Certaines mauvaises langues diront que le tronçon d’Amiens est de 7 km alors que la ligne Montpellier/Perpignan concerne 150 km. Certes, mais sur la méthode, comment un Président par un simple courrier peut-il accélérer une ligne pour avantager ses amis, et se désintéresser d’autres lignes dont l’intérêt est largement supérieur ?

Je prétends que l’axe majeur européen, Paris-Barcelone-Madrid, doit être considéré en priorité afin de concrétiser une promesse de l’Etat faite aux populations françaises et espagnoles. Les Espagnols ont rempli leur contrat et le TGV de la Renfe arrive à Perpignan. Le TGV français toujours pas !

Nous souffrons plus que d’autres d’un certain isolement à la fois aérien (les rotations de Hop par exemple ont été revues à la baisse) et ferroviaire qui a un impact important sur notre économie et notre tissu social.

Alors peut-être serait-il bon que Monsieur Le président de la République  prenne sa plume et s’approprie ce dossier qui devient essentiel au développement économique de notre Roussillon.