Louis Aliot, député, membre de la Commission Défense, et Jérome Rivière, député Européen, membre de la Commission Défense du PE communiquent :

Alors que l’opération de rachat des Chantiers de l’Atlantique par Fincantieri est examinée par la Commission européenne, et que les sénateurs LR font mine de découvrir seulement maintenant l’abandon injustifié de cet outil industriel national majeur, le Rassemblement National tient à réaffirmer sa triple position sur ce dossier stratégique :

Cette opération est un abandon injustifié d’une entreprise dynamique et rentable: alors que des solutions nationales existent depuis 2014, les gouvernements de Hollande puis de Macron s’ingénient à brader cet outil industriel exceptionnel dans les mains de Fincantieri. Ils font ainsi passer un abandon national pour une consolidation européenne.

Cette opération est aussi un transfert massif du capital national vers l’étranger : Fincantieri n’a nulle envie en effet de former un ensemble européen capable de résister à la concurrence asiatique, mais souhaite au contraire transférer la technologie française à son partenaire chinois, tuant ainsi à moyen terme les Chantiers de l’Atlantique; de même Fincantieri, allié à Naval Group dans la société commune Naviris, va-t-elle bénéficier de la technologie de construction de surface française et du réseau commercial français sans rien obtenir en échange, le chantier italien, de taille et de compétence inférieures dans le secteur militaire n’ayant rien à offrir en retour à son partenaire français;

Cette opération est enfin une illustration de la politique industrielle des gouvernements français successifs : quand elle ne sacrifie pas sur l’autel de la construction européenne les joyaux français – Aérospatiale-Matra pour former EADS, Nexter pour former KNDS, Naval group pour former Naviris, Essilor pour former un ensemble dominé par l’Italien Luxottica group, Lafarge pour être digéré par Holcim, etc. elle les abandonne à l’extraterritorialité américaine qui est une mise sous tutelle complète des fleurons nationaux : Altsom, Technip, BNP Parisb, Société Générale, etc.

Face à ce triple bradage de nos industries, de nos technologies et de nos emplois, le Rassemblement National exige :

• La poursuite de la nationalisation provisoire des Chantiers, le temps de former un noyau dur et stable français pour l’actionnariat du chantier;
• La consolidation du secteur naval avec la clarification du rôle de Naval group, de Thales, de l’Etat et d’autres opérateurs dans le filière nationale de construction navale;
• La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour examiner les responsabilités des décideurs politiques, étatiques et industriels dans ce dossier;
• L’élaboration d’une vraie politique industrielle nationale avec la création d’un ministère dédié, où seraient enfin concentrés la R&T, la R&D, les dispositifs de soutien (fiscaux, pour l’exportation, contre la Justice américaine, etc). “