Communiqué de Gilles Lebreton

 

Ce mardi 23 novembre, le Parlement européen a adopté, par 452 voix contre 178, la nouvelle Politique agricole commune qui entrera en vigueur en 2023.

Malgré l’opposition des députés PS, Verts et LFI qui, rangés derrière les associations environnementalistes les plus extrêmes, dénonçaient de concert une politique « désastreuse pour le climat », les négociateurs dont je faisais partie ont tenu bon pour essayer d’apporter aux agriculteurs des réponses à leurs trop nombreuses difficultés.

J’ai soutenu cette réforme, car le nouveau système donne davantage de liberté aux États membres pour définir leurs priorités en matière de politique agricole, grâce à la création de “plans stratégiques nationaux”. J’y vois une sorte de renationalisation de la PAC.

D’autres dispositions témoignent d’une volonté de soutenir économiquement les agriculteurs : réserve financière en cas de crise sur les marchés, aide renforcée à l’installation des jeunes agriculteurs, crédits spécifiques pour les exploitations familiales, écorégimes facultatifs pour inciter les agriculteurs à adopter des pratiques favorables à l’environnement … sont autant d’exemples de mécanismes utiles à la stabilisation des revenus agricoles.

Les défis restent cependant considérables, car la stratégie « De la ferme à la fourchette » de la Commission de Bruxelles ternit les espoirs soulevés par cette réforme. Il faudra veiller à ce que les États résistent aux exigences environnementales déraisonnables qu’elle tente de leur imposer, lors de la rédaction de leurs plans stratégiques nationaux.

Il appartient désormais au gouvernement d’Emmanuel Macron d’établir pour la France un plan stratégique national solide, répondant aux attentes de nos agriculteurs, sans tomber dans la surenchère normative habituelle.

J’en suis convaincu, tous les outils sont désormais entre les mains des États membres pour organiser des conditions de vie et de travail pérennes pour leurs agriculteurs. Vous pouvez compter sur la détermination des députés RN au Parlement européen pour défendre les intérêts de l’agriculture française !