Partisane déterminée de la dissuasion, Marine Le Pen tient à saluer le lancement du programme SNLE-3G (Sous-Marin Nucléaire Lanceur d’Engin de troisième génération) qui est un moment décisif pour la Défense et la Nation.

Composante permanente et invisible de la dissuasion, la force océanique sous-marine est en effet la garante ultime de l’indépendance de la France. Elle salue à cette occasion l’ensemble de la communauté du nucléaire militaire qui rend possible, crédible, permanente et indépendante la dissuasion française : les ingénieurs du CEA-DAM et de Tecnicatome, de la DGA, les marins de la FOST et les industriels qui se tiennent derrière ce grand projet structurant. Elle n’oublie pas non plus que la FOST comme les Forces Aériennes Stratégiques ou la Force d’Action Navale nucléaire sont des instruments opérationnels de rang mondial au service d’une seule volonté politique : la préservation “en tout temps et en toutes circonstances” de l’indépendance et de la souveraineté de la France.

Si certains présidents ont pu donner l’impression que cet outil ne serait pas utilisé ou qu’il serait éventuellement un jour mutualisé avec une autre nation ou alliance, Marine Le Pen tient fermement à réaffirmer que la dissuasion est et restera intégralement nationale aux mains du seul chef de l’Etat élu par les Français.

A un gouvernement qui a semé la confusion sur le concept même d’indépendance et ébranlé le nucléaire civil, jumeau du nucléaire militaire et dans le “même temps”, a maintenu la dissuasion sur le plan matériel, elle rappelle que pour elle les propos du général de Gaulle tenus le 27 avril 1965 demeurent sa seule ligne de conduite : 《Notre indépendance exige, à l’ère atomique où nous sommes, que nous ayons les moyens de dissuader nous-mêmes un éventuel agresseur sans préjudice de nos alliances mais sans que nos alliés tiennent notre destin dans leurs mains ».