Communiqué de Louis Aliot, Député

Les départements français d’Algérie étaient aux mains de leur nouveau maître depuis à peine quelques jours, qu’à Oran, le 5 juillet 1962, la liesse populaire algérienne s’est transformée en règlements de compte envers la population européenne.

Tous les observateurs de l’époque et même les spécialistes contemporains autoproclamés, sont d’accord pour dire qu’à Oran, le 5 juillet 1962, il s’est déroulé un massacre.

Oui, parce que ce jour-là à Oran, on a pillé et des civils ont massacré d’autres civils pendant que l’armée française, encore présente en Algérie, est restée l’arme au pied suivant les consignes des autorités. Si la vérité historique ne fait plus aucun doute, il est maintenant le temps de la vérité politique.

Nous demandons à notre gouvernement, près de 60 ans après,d’ouvrir les archives militaires de cette époque pour faire définitivement la lumière sur cette tragédie. Nous devons cette exigence de vérité aux survivants de cette face sombre de notre histoire commune.

Nous demandons que nos dirigeants politiques exigent la vérité sur ce massacre et le sort de plusieurs centaines de disparus français de toutes confessions.

L’apaisement des relations franco-algériennes et la nécessaire coopération entre les deux États passent inévitablement par cette recherche de vérité de part et d’autre de la méditerranée.

Enfin, nous partageons, aujourd’hui comme depuis toujours, la peine et les interrogations restées sans réponses de nos compatriotes français originaires de cet ancien département français.