Communiqué du Rassemblement national

En une semaine, la France a perdu 5 de ses soldats engagés dans l’opération Barkhane au Mali contre les groupes terroristes islamistes.

Leur courage, leur vaillance et leur détermination dans ce combat forcent l’admiration de tous, mais ces vertus ne seront pas suffisantes pour mener et gagner seule cette guerre asymétrique marquée par quatre caractéristiques :

L’extrême mobilité des djihadistes et leur capacité à se mouvoir et à s’imbriquer dans des trafics divers de la vaste zone sahélo-sahélienne difficile à contrôler, leur capacité à renouveler leurs effectifs auprès de jeunes issus de populations marquées par l’extrême pauvreté et les rivalités ethniques et communautaires anciennes, l’instabilité politique qui contribue à accentuer la fragilité des états de la région et un sous-équipement toujours criant des forces armées locales.

Le 18 juin 2020, devant le Sénat, la ministre des Armées, Florence Parly déclarait « nous n’avons pas vocation à rester éternellement, nous n’avons pas vocation non plus à quitter tout de suite le Sahel, car notre présence reste indispensable pour les Sahéliens ».

Dans cette guerre pour assurer la sécurité des pays de la région, de la France mais aussi des Européens, la charge ne peut reposer sur les seules épaules de la France pendant que l’Union européenne détourne le regard sur ce qui se joue au Sahel.

Au regard des enjeux et des menaces que pose le terrorisme islamiste pour la sécurité de l’Europe, l’internationalisation du dispositif militaire doit être désormais accéléré, la formation et l’équipement des armées locales doivent bénéficier d’un engagement conséquent et durable.

L’Union européenne qui a su trouver les fonds pour tripler le budget Asile, Migration et Intégration pour la période 2021-2027 (de 3,137 à 9,882 milliards d’euros), doit s’engager maintenant sans ambiguïté ni réserve dans cet effort commun, prioritaire et indispensable de la lutte contre le djihadisme.