Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, député français au Parlement européen

Emmanuel Macron s’est rendu aujourd’hui à la frontière franco-espagnole pour annoncer un renforcement de la surveillance de nos frontières et appeler à une « refondation en profondeur » des règles de l’espace Schengen.

S’il reconnaît enfin avec ce déplacement le lien évident entre menace du terrorisme islamiste et anarchie migratoire, toujours nié ce matin encore par son ministre des Affaires étrangères, les Français ont pu ressentir un désagréable sentiment de déjà vu en voyant ces déclarations présidentielles au Perthus. C’est à ce même endroit, il y a deux ans presque jour pour jour, qu’était venu Christophe Castaner, son ministre de l’Intérieur de l’époque, pour y faire les mêmes annonces, dont le « renforcement des frontières européennes ». Qu’ont-ils fait depuis ?

La semaine dernière encore, la Commission européenne sollicitait une réunion extraordinaire du conseil d’administration de l’agence Frontex, qu’elle accuse… d’avoir voulu trop fermement défendre les frontières européennes en mer Egée ! Si l’espace Schengen est une passoire, ce n’est pas pour des raisons techniques qu’il s’agirait simplement de corriger, mais pour des raisons idéologiques et structurelles des institutions européennes.

La « refondation » cent fois promise de l’espace Schengen est un mirage qui ne pourra pas se concrétiser avec les dirigeants européens actuels. Ce sont nos frontières nationales qu’il faut refonder et renforcer sans tarder, pour protéger les Français de l’immigration clandestine, des trafics et de la lourde menace du terrorisme islamiste.