La Commission européenne prépare de nouvelles clauses permettant de suspendre certains droits des futurs États membres, jusqu’à leurs droits de vote au Conseil, en cas de violations graves de l’État de droit. Bruxelles poursuit sa fuite en avant vers l’élargissement. Mais prévoir des sanctions après l’adhésion ne dispense pas d’exiger toutes les garanties avant l’entrée dans l’Union.
Le Monténégro, dont le traité d’adhésion est en préparation, appelle à une vigilance particulière. La Commission elle-même identifie encore des réformes nécessaires concernant l’indépendance de la justice, la lutte contre la corruption et le crime organisé ainsi que la liberté des médias. Ces difficultés ne se règlent pas par des promesses de surveillance.
Les députés du Rassemblement National réaffirment leur opposition à tout nouvel élargissement et rappellent que si un pays ne présente pas les garanties nécessaires, il ne faut donc pas en faire un pays membre de l’UE. L’Union doit déjà faire face aux conséquences économiques, sociales et institutionnelles des élargissements successifs. Ajouter de nouveaux membres accentuerait les pressions sur son budget, les risques de concurrence sociale et fiscale et les difficultés de décision.
Les Français n’ont pas à financer les ambitions géopolitiques de la Commission ni à supporter les risques d’adhésions précipitées. Des clauses de sanction ne constituent ni une politique de sécurité ni une garantie de bonne utilisation des fonds publics.
La priorité doit être de protéger les peuples européens et leurs intérêts, pas d’agrandir à tout prix une Union déjà incapable de tenir ses promesses.