Communiqué de Wallerand de Saint Just, président du groupe Front national au Conseil régional d'Île-de-France et secrétaire départemental de la fédération de Paris
On pouvait au départ regarder avec un œil amusé le rassemblement des éternels révolutionnaires de salon place de la République. On y retrouvait tous les poncifs de l’extrême gauche, le discours prolétarien de jeunes privilégiés et les réunions interminables pour décider du menu de la cantine. Au fond rien de bien méchant à l’origine de ce mouvement.
Mais la tournure que semble prendre depuis quelques jours la fameuse « nuit debout » prête cependant nettement moins à sourire. Cela commence par la dégradation de la place de la République, avec la complicité tacite de la mairie de Paris, qu’on a vu plus préoccupée par les pelouses du Champ de mars que par l’intégrité d’une place fraichement rénovée avec l'argent des contribuables parisiens. Surtout, c’est la transformation de la place de la République en centre opérationnel du saccage de Paris qui doit inquiéter. Ainsi, après avoir envahi et dégradé la gare Saint Lazare, les casseurs sont retournés place de la République. Après avoir fait le siège une partie de la nuit du commissariat du IIe arrondissement, ils sont retournés… place de la République, etc.
La privatisation de l’espace public sur le long terme à des fins politiques était déjà en soi critiquable, particulièrement en plein état d’urgence. Cette problématique est maintenant dépassée et ce sont des questions de sécurité qui se posent. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités, quel que soit leur degré de bienveillance à l’égard de ce mouvement de protestation qu’ils ont eux-mêmes déclenché.
Devenu source de violences et de dégradations, le mouvement «nuit debout » doit être dissout, les casseurs arrêtés et livrés à la justice, et la place de la République sécurisée, et rendue à tous les Parisiens.