Communiqué de presse d’Hélène Laporte, député français au Parlement européen

À l’occasion du sommet européen des 17 et 18 octobre 2019, le président socialiste du Parlement européen, David Sassoli, a tenu un discours devant le Conseil européen. Si nous n’attendions rien de lui, force est de constater que ses paroles ne vont pas rassurer les Français. Au contraire, nous avons assisté à un véritable plaidoyer pour un élargissement de l’Union européenne et pour un accueil facilité des migrants.

« Ouvrir maintenant les négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord et l’Albanie » : voilà l’ambition du nouveau président du Parlement européen. Ursula Von Der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne a exprimé également y être favorable. Tout cela était malheureusement prévisible. Il n’en demeure pas moins que la situation économique de ces deux pays n’est pas en capacité de leur permettre de contribuer au budget de l’Union européenne de manière excédentaire. Alors que le PIB de la France avoisine les 3000 milliards de dollars (2018), celui de l’Albanie n’est que de 23,95 milliards (2010) et celui de la Macédoine du Nord, de 12,78 milliards (2019). Quel coût pour la France qui est contributeur net au budget de l’Union européenne ? Quel avenir pour l’Europe, qui n’a pas su convaincre le Royaume-Uni qui était contributeur net de rester et qui fait entrer deux pays qui seront contributeurs déficitaires ?

Concernant l’immigration, le président du Parlement européen plaide pour une véritable organisation de la submersion migratoire, avec « la création de véritables corridors humanitaires européens », autrement dit, l’ouverture de nouvelles routes de migrations vers l’Europe. Avec la future réforme de Dublin IV, ils pourront d’ailleurs décider par eux-mêmes quel pays rejoindre. On assiste alors à une privation accrue par l’Union européenne de la souveraineté territoriale des états membres.

Au Rassemblement National (Identité et Démocratie), nous demandons la fin de tous les processus d’adhésion à l’Union européenne, purement et simplement, qui rappelons-le, coûtent plusieurs milliards d’euros chaque année. Enfin, pour endiguer le déferlement migratoire, nous devons rendre leur souveraineté territoriale aux nations, afin qu’elles puissent contrôler à nouveau leurs frontières et décider par elles-mêmes, qui peut venir et se maintenir sur leurs territoires respectifs.