Communiqué de Marine Le Pen, Bruno Bilde, Ludovic Pajot, députés du Pas-de-Calais, et de Sébastien Chenu, député du Nord

Ni les propositions des conseillers régionaux RN, ni les alertes lancées par des élus de toutes tendances, ni les pétitions, ni même la démission du maire de Templeuve-en-Pévèle n’auront pesé dans le processus de décision : la convention TER actée le 15 octobre dernier entre la SNCF et le Conseil régional des Hauts-de-France supprime de multiples dessertes et liaisons pourtant essentielles au quotidien des habitants de nos territoires.

Ce choix technocratique et financier confirme le désintérêt de l’Etat – via ses entreprises publiques – envers les petites communes. Un mépris sans doute lié à la volonté servile de nos gouvernants de pousser ces dernières à fusionner, afin de satisfaire aux oukases de l’Union européenne.

Dans tous les domaines de la vie publique, ces petites communes, souvent rurales, sont chaque jour davantage laissées à elles-mêmes, sans moyens, sans équipements ni services suffisamment variés et nombreux pour endiguer la désertification qui les menace.

D’Achiet-le-Grand à Meurchin, en passant par Méricourt et Bully-les-Mines, l’amertume et la colère sont aujourd’hui à la hauteur du sentiment d’abandon qu’éprouvent les habitants. Personnes âgées, étudiants ou salariés seront en effet désormais contraints d’employer des moyens de transport alternatifs souvent plus coûteux que le train, tant financièrement que du point de vue de leur empreinte écologique.

Face à ces aberrations, nous exigeons la suspension de la convention et l’ouverture d’une concertation réunissant la Région et la SNCF certes, mais aussi et surtout les élus des communes potentiellement impactées.

Nous assurons ces derniers, ainsi que les habitants concernés, de notre entier soutien dans la lutte qu’ils mènent contre les visées destructrices du Gouvernement et déplorons la passivité, voire la complicité, de certaines assemblées politiques locales.

L’avenir de nos villes, de nos bourgs, de nos campagnes, ne doit pas être dessiné par des bureaucrates ou des élus déconnectés des réalités : il s’écrira avec celles et ceux qui y vivent et les font vivre !