Lors d’une rencontre avec le président malgache Andry Rajoelina le 29 mai 2019, Emmanuel Macron a accepté que la France trouve une “solution commune” à la question des îles éparses, dans un cadre bilatéral, à travers une commission mixte d’ici juin 2020.

Dans un message public sur Facebook le même jour, le président malgache indique qu’Emmanuel Macron aurait déclaré, à cette occasion : “on trouvera la bonne formule […] pour la négociation et la restitution des îles éparses”.

Les îles éparses, sous souveraineté française, sont revendiquées par Madagascar depuis les années 1970.

Le Rassemblement National s’est toujours fermement opposé à toute tentative de remise en cause de la souveraineté française sur nos territoires ultramarins par des pays étrangers, comme ce fut le cas en 2013 puis en 2017 pour l’île de Tromelin.

Toute remise en cause de la souveraineté sur une partie du territoire sous souveraineté française est un manquement aux prérogatives du président de la République qui, en vertu de l’article 5 de la Constitution, est le garant de l’intégrité du territoire.

Le Rassemblement National s’oppose fermement à toute ouverture de négociations avec Madagascar sur la gestion et la souveraineté des îles éparses. L’engagement du président de la République du 29 mai représente une première étape vers la remise en cause de la souveraineté française sur les îles éparses.

Par ailleurs, le Rassemblement National, observant des propos rapportés du président de la République française qui apparaissent invraisemblables – “la négociation et la restitution des îles éparses” – demande à l’Elysée un démenti au sujet des déclarations du président malgache sur Facebook.

Erreur de plume, test diplomatique ou extrapolation à visée interne, la position de la France sur ce dossier ne peut être déformée, et doit être connue, précisée et au besoin corrigée.