Combien de plans d'urgence pour achever notre agriculture ?

Marine Le Pen

Communiqué

03 septembre 2015

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Manuel Valls promet 1 milliard d'euros par an sur trois ans pour venir en aide aux agriculteurs, dont le mouvement est soutenu sans réserve par le Front National. Comme en juillet, lors de l'annonce d'un premier plan d'urgence, le gouvernement maquille sa passivité totale face à la crise qui lamine notre agriculture.

Décaler le remboursement des emprunts ou le versement des cotisations sociales offre un léger répit aux trésoreries exsangues des exploitations, mais ne règle aucun des problèmes de fond qui sont à l'origine de la crise.

Faute de prix rémunérateurs, de nombreuses exploitations vont continuer à perdre de l'argent en travaillant. Une situation intenable qui pousse inexorablement une partie d'entre elles à la faillite.

L'effondrement des cours en dessous des prix de production ne relève pas plus du hasard que d'une conjoncture provisoirement défavorable. Il est avant tout le fruit des décisions désastreuses prises à Bruxelles depuis trois décennies. Alors que toutes les grandes puissances musclaient leurs politiques agricoles, l'UE a achevé de déshabiller la PAC : absence de mécanismes de régulation viables, baisse des aides et multiplication des normes. Dans un marché européen forcément limité, mais désormais privé de toute régulation, le coût de la main d'oeuvre est devenu la seule variable d'ajustement, avec un seul objectif : produire toujours plus pour moins cher.
Le recours massif au dumping social dans des pays comme l'Allemagne et l'Espagne est non seulement autorisé par Bruxelles, mais encouragé par la directive sur le détachement des travailleurs. L'export hors de l'UE, systématiquement vanté, ne permet pas de stabiliser durablement les prix, du fait de l'instabilité de ces débouchés. L'embargo russe, provoqué par Bruxelles mais payé par les agriculteurs, en est un parfait exemple : les produits destinés au marché russe restent désormais dans l'UE et tirent les prix encore plus bas. Le marché français, du fait des réglementations européennes sur la concurrence et les marchés publics, est devenu une aubaine pour nos concurrents. Une situation qui ne pourra que s'aggraver encore avec la mise en place des Traités de libre-échange que la Commission européenne négocie avec les Etats-Unis et le Canada.

Volontairement ligoté par les directives européennes, le gouvernement n'a d'autre choix que de multiplier les écrans de fumée afin de camoufler son impuissance et sa soumission à Bruxelles et à Berlin. C'est à ces carcans que le Front National s'attaque afin de rendre à la France une politique agricole digne de son statut de grande puissance agricole.

Marine Le Pen

Communiqué

03 septembre 2015

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