Communiqué de Jordan Bardella,député français au Parlement européen et vice-président du Rassemblement national

Bien qu’il ne soit pas encore établi que l’attaque perpétrée cette semaine à la Préfecture de Police de Paris ait un motif religieux, ce drame a remis en lumière la question de la radicalisation au sein même des forces de l’ordre françaises.

Selon une note de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) datée du 9 décembre 2015 et révélée par les journalistes Eric Pelletier et Christophe Dubois, 17 cas de policiers radicalisés ont été recensés entre 2012 et 2015 parmi la police de proximité de l’agglomération parisienne, avec une accélération observée à partir de 2014.

Selon le rapport de la mission d’information sur les services publics face à la radicalisation des Députés Eric Diard et Eric Pouillat, publié avant l’été, des dizaines de policiers et gendarmes seraient suivis pour radicalisation, 15 parmi les fonctionnaires de la seule Préfecture de Police de Paris.

Des chiffres qui peuvent paraître faibles au premier abord, mais qui constituent néanmoins une menace intérieure réelle et sérieuse pour notre pays et pour nos forces de l’ordre.
Qu’attend-on pour les mettre d’urgence hors d’état de nuire ? Qu’ils passent à l’acte ? Combien de temps va-t-on continuer de demander à nos forces de l’ordre de travailler au quotidien aux côtés d’individus qui peuvent se retourner contre eux à tout moment ?

Si la loi sur la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste du 30 octobre 2017 facilite les enquêtes et le suivi de ces individus, les mesures prises sont insuffisantes. Ces individus ne doivent pas être “suivis” ni “mutés”, ils doivent être mis hors d’état de nuire et immédiatement radiés !