Communiqué de Julie Lechanteux, député français au Parlement européen



Dans l’effondrement hier du pont métallique de Mirepoix-sur-Tarn, au nord de Toulouse, nous pouvons malheureusement déplorer qu’il y ait des morts. Cela doit nous interroger sur l’état de nos infrastructures et sur leur maintenance. C’était un ouvrage qui datait des années 30 et qui avait été rénové en 2003.

L’écroulement du Pont Morandi à Gênes, le 14 août 2018, aurait dû au moins alarmer le gouvernement français sur les risques encourus par des constructions vétustes, bâties à une époque où le trafic routier était quantité négligeable contrairement à aujourd’hui.

Le 6 novembre dernier, en commission Transports au Parlement européen, j’avais interrogé la Commission européenne sur l’urgence de la sécurisation de certains ponts. Comme si la leçon génoise n’avait pas été retenue, le représentant de la Commission a balayé mes inquiétudes d’un revers de la main. D’ailleurs, aucun des appels à propositions européens dans le cadre du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe, ne portait sur cette problématique ! 

Il incombera aux enquêteurs de déterminer les responsabilités de cette énième tragédie, mais une chose est sûre : au sein des institutions européennes comme des autorités françaises, c’est l’incurie et l’indifférence qui règnent.