Le 27 août, Friedrich Merz réunira à Berlin plusieurs États contributeurs nets pour préparer les négociations sur le budget européen 2028-2034. La France, pourtant deuxième contributeur net de l’Union européenne, ne participera pas à cette réunion. Une absence qui interroge au moment où se décide une nouvelle hausse considérable des dépenses européennes.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2024, 16,5 milliards d’euros de dépenses européennes ont bénéficié à la France, mais notre solde net restait déficitaire de 7,9 milliards. En 2026, le prélèvement français au profit de l’Union atteint environ 28,4 milliards d’euros et il pourrait grimper à 31,2 milliards en 2027. La France ne peut pas continuer à payer toujours davantage sans défendre fermement les intérêts de ses contribuables.
Jordan Bardella l’a rappelé le 15 juin dernier : cette contribution nette est « excessive » et doit être réduite de moitié. Il propose notamment d’exiger de la Commission européenne une diminution de ses dépenses de fonctionnement. L’Allemagne demande, elle aussi, une réduction substantielle du projet présenté par la Commission. C’est précisément cette voie qu’il faut suivre : réduire la bureaucratie européenne, refuser de nouveaux impôts européens et mettre fin à la fuite en avant budgétaire.
E. Macron doit donc expliquer pourquoi la France sera absente de cette réunion et dire clairement quelle position il défendra pour le prochain budget européen. Notre pays ne peut pas être l’un des principaux financeurs de l’Union et laisser d’autres décider de la facture. L’argent des Français doit servir les intérêts de la France, pas alimenter sans limite les dépenses de Bruxelles.