Communiqué de presse de Dominique Bilde, député français au Parlement européen

La cristallerie de Baccarat, ce fleuron du savoir-faire lorrain et français reconnu mondialement …

A l’heure de son rachat par le fonds de pension chinois Fortune Fountain Capital (FFC), beaucoup se félicitaient, politiques comme syndicats, des 164 millions d’euros qui devaient être injectés dans la fabrique pour moderniser l’équipement vieillissant, et créer des points de vente à travers le monde.

Hélas, trois ans plus tard, malgré nos avertissements, force est de constater que le carrosse est vite devenu citrouille. En effet, le capital promis n’a jamais été apporté, les outils sont toujours aussi vieillissants, les salaires n’ont pas évolué. La crise de la Covid-19 n’a rien changé, comme si la cristallerie de Baccarat n’existait pas. Même sa directrice générale, Daniela Riccardi, présentée à l’époque comme une experte pour redresser la cristallerie, a fini par prendre la poudre d’escampette vers l’Italien Moleskine.

Dans cette économie financiarisée et mondialisée où seul compte le profit à grande échelle et à court terme, la cristallerie de Baccarat n’aura été qu’un pion parmi d’autres.

Il est honteux que l’État français et l’Union européenne laissent un fleuron séculaire tomber en quenouille, en retirant de l’équation qu’il s’agit d’un savoir-faire ancestral, qu’il s’agit d’hommes et de femmes qui craignent la perte de leur emploi, qu’il s’agit de toute une ville pour laquelle la cristallerie représente un poumon économique.

Le Groupe Identité et Démocratie, le Rassemblement National et moi-même combattrons cette mondialisation et financiarisation de l’économie française et ce mépris envers ceux qui en sont les véritables forces vives.