Sous couvert d’anticiper la baisse des recettes liées aux carburants, le Conseil des prélèvements obligatoires, organisme associé à la Cour des comptes, ouvre la voie à un nouveau matraquage fiscal des automobilistes français en suggérant, dans un rapport[1] publié le 3 juin 2026, une taxe annuelle de détention des véhicules, y compris électriques, ainsi qu’une taxation kilométrique.
Après avoir poussé les Français vers la voiture électrique à coups d’injonctions et de subventions, l’État prépare déjà la facture. Ce sont donc une nouvelle fois les classes moyennes, les ruraux, les familles et tous ceux qui n’ont pas d’alternative à la voiture qui paieront.
Ces propositions sont la conséquence directe des politiques imposées par Bruxelles : fin programmée du thermique en 2035, Pacte vert européen, extension du marché carbone au transport routier et obsession punitive de la décarbonation. L’Union européenne organise l’assèchement des recettes sur les carburants, puis les technocrates inventent de nouvelles taxes pour les combler. Voilà la mécanique infernale de l’écologie punitive européenne.
Le gouvernement français, loin de défendre les automobilistes, suit aveuglément les délires réglementaires et fiscaux de Bruxelles. Il accepte la perte de notre souveraineté énergétique, industrielle et fiscale, puis prétend découvrir que cette transition forcée coûte des milliards.
Les élus du Rassemblement National au Parlement européen dénoncent cette fuite en avant fiscale et idéologique. La voiture n’est pas un luxe : elle est une nécessité pour des millions de Français. Plutôt que de taxer toujours davantage ceux qui travaillent, se déplacent et font vivre nos territoires, la France doit rompre avec l’écologie punitive de Bruxelles pour retrouver sa liberté de décider, protéger le pouvoir d’achat de ses citoyens et défendre une politique énergétique fondée sur le réel, non sur le dogme.