« Français, Réveillez-vous ! »

Mesdames, messieurs, chers amis

C’est un immense plaisir de vous retrouver dans cette belle cité de Fréjus qui nous accueille avec son soleil, sa chaleur encore estivale et la douceur méridionale qui fait sa magnifique et légitime réputation touristique.

Je tiens, en préambule, à renouveler mes félicitations aux maires élus, ou réélus brillamment, je pense d’abord bien entendu à notre hôte, cher David Rachline, mais aussi à Steeve, Julien, Joris, Grégoire, Philippe, Franck, Fabien, Romain, Ludovic avec une mention particulière (je suis sûre que vous ne m’en voudrez pas) pour Louis et sa victoire éclatante dans la grande et belle ville de Perpignan.

Merci à vous, élus du Rassemblement National d’être venus de toute la France et merci amis fréjusiens et varois de nous honorer de votre présence dans le contexte sanitaire un peu particulier qui nous oblige à nombre de précautions, des précautions auxquelles nous nous plions avec une discipline, je crois, de bon aloi.

Le soleil, la chaleur que nous ressentons ici, l’amitié qui nous unit prolongent le charme de l’été, d’un été qui fut, je l’espère, agréable pour vous.

Mais disons les choses crûment : pour la France cet été fut un « été meurtrier ».

La barbarie s’installe mais il est possible d’inverser cette tendance

Si on veut l’analyser, cet été ne fut en vérité que le triste révélateur d’une terrible réalité, le point d’orgue d’une évolution que nos dirigeants successifs ont alimentée.

Ne découvrons-nous pas les conséquences de dizaines d’années de laisser-aller ?

Comme si la situation devenait folle et que quelque chose nous échappait, comme si le système se grippait, comme si l’intarissable promesse du vivre-ensemble se retournait contre ses promoteurs au pouvoir.

Mais nous payons à l’évidence aussi les conséquences immédiates de la vacuité du pouvoir plus occupé à « faire croire » qu’à faire.

Médusés, les Français ont été les spectateurs abasourdis d’une situation qu’Emmanuel Macron n’est pas en mesure de maîtriser.

Est-il même capable d’en comprendre les causes et d’en mesurer la gravité ?

Pour beaucoup de Français, les derniers mois ont agi comme une prise de conscience, une fulgurance de lucidité sur la situation réelle du pays.

Le Covid n’a pas seulement été l’occasion pour Emmanuel Macron et son gouvernement de démontrer son incompétence en matière de gestion de crise sanitaire ni son amateurisme.

Avec ses effets gigognes, la crise sanitaire a agi comme l’accélérateur d’un naufrage sécuritaire.

D’abord, le virus a servi de prétexte à ce gouvernement pour libérer de manière massive et irresponsable plus de 10 000 délinquants et criminels.

Sans compter ceux qui ne furent pas incarcérés durant cette période.

Ce relâchement, dans tous les sens du terme, a ouvert les vannes de ce qui sert de carburant au passage à l’acte délictueux : l’impunité.

L’autre effet du Covid, ce sont aussi ces restrictions imposées par les autres pays sur les voyages aériens qui ont maintenu sur le territoire, en les privant de vacances, une partie importante des délinquants et criminels.

Ces deux effets conjugués sur fond de mise en cause systématique de la police par les campagnes anti-flics de militants « racialistes » produisirent les effets qu’on pouvait malheureusement attendre.

Et puis, véritable phénomène de société que pour notre part nous dénonçons depuis plusieurs années, il y a l’explosion de cette délinquance gratuite, la délinquance sans motif lucratif : faire du mal pour s’amuser, par plaisir, par désir d’humilier, par pulsion, par adhésion à des rituels de violence de groupe.

Tout cela se déroule avec souvent en toile de fond la volonté de marquer son territoire physique ou moral, la vision tribale de bandes violentes engagées dans des guerres de quartiers, le désir de défier l’autorité (le professeur ou le policier), mais aussi, pourquoi le cacher, bien souvent le sexisme, l’antisémitisme, l’homophobie, le racisme anti-français ou même anti-blanc.

Car, si nous souhaitons apporter les bonnes réponses à l’aggravation de la délinquance et de la criminalité dans notre pays, nous devons d’abord regarder en face la réalité : celle-ci est en partie une conséquence de l’immigration anarchique et incontrôlée imposée aux Français depuis des années.

C’est sur le terreau de la société multiculturelle, elle aussi imposée aux Français, qu’a germé cette violence.

Ainsi, comme à Dijon, des communautés étrangères vivent face à face et non plus côte à côte, communautés  au sein desquelles certains revendiquent même clairement une confrontation identitaire avec la France.

Pour autant, je ne veux pas confondre les étrangers qui respectent nos lois avec ces voyous.

Je réaffirme sans la moindre ambiguïté que de nombreuses personnes d’origine immigrée qui aiment la France et ont adopté nos codes sociaux sont les premières victimes de ces agissements criminels.

Comme nous tous, ils comptent les morts les larmes aux yeux, tremblent pour leurs enfants, s’exaspèrent pour les nuisances ou dégradations.

Dans les zones de non-droit qu’ils n’ont pas les moyens de quitter, ils en sont les otages, subissent en silence et se sentent abandonnés.

Ceux qui nient les zones de non-droit ou empêchent la République d’y restaurer la loi sont les complices de ces situations indignes.

Je le dis avec toute la détermination dont je suis capable : l’Etat doit protection et assistance à tous, Français ou immigrés, quel que soit le quartier.

Son rôle premier est de briser les féodalités oppressantes, surtout lorsqu’elles sont mafieuses.

Dans cette société en train de devenir folle, où les pulsions les plus répugnantes croient pouvoir s’exprimer, la violence nihiliste se généralise aux édifices religieux et aux cimetières avec d’abjectes profanations.

Elle s’étend aussi aujourd’hui aux animaux à l’image de ces ignobles mutilations de chevaux qui se multiplient.

C’est encore cette violence qui voit les élus de la République frappés ou les personnels soignants régulièrement agressés,

un passant peut être passé à tabac sans raison, pour un regard, une cigarette, souvent un prétexte pour en découdre, pour montrer sa supériorité,  pour humilier ;

ce sont ces femmes massacrées par leur conjoint malgré les signalements de violence conjugale,

ce chauffeur de bus lynché pour avoir demandé à des passagers de payer et porter leur masque ;

ce sont ces meurtres au couteau quand ce n’est pas au tournevis pour une place de parking, un sandwich ;

et puis il y a ce que la presse appelle pudiquement « les voitures folles », celles qui foncent sur des terrasses de café pour une simple contrariété,  celle qui fauche une jeune aide-soignante et la traîne sur 800 mètres, ou celle qui écrase une gendarme à un barrage …

On ne peut que s’alarmer dans ce contexte du signal qui est donné par le gouvernement Castex d’engager la dépénalisation de l’usage des stupéfiants avec des amendes que personne ne paiera ; c’est inopportun, catastrophique et criminel.

Les victimes de cette violence devenue atrocement ordinaire, s’appelaient Axelle, Philippe, Mélanie, Thomas, Marin, Augustin … ils auraient pu être de notre famille, nos frères ou sœurs, nos pères, ou mères, nos enfants…

Parce que, mes amis, vous le savez, derrière ces faits que l’on dit « divers » comme s’ils étaient inévitables, il y a des femmes et des hommes, blessés dans leur chair et leur âme et parfois arrachés à la vie,

il y a des familles dévastées,

il y a des parents ou des enfants anéantis et même détruits pour le reste de leur existence.

On est en droit de se demander ce qu’est devenu notre pays, vers quel abîme roule-t-il lorsque dans le même temps tout est fait pour neutraliser l’action des forces de l’ordre, les diffamer et les fragiliser.

N’oublions jamais la situation de nos compatriotes d’Outre-mer où le gouvernement a démissionné depuis longtemps en matière de sécurité, en renonçant notamment à Mayotte aux expulsions des clandestins qui y font la loi et où la situation sécuritaire est devenue invivable.

Bref, c’est une véritable barbarie qui s’installe.

Avec la barbarie, on ne négocie pas. On la combat.

Mais mes chers amis, ce qui nous interpelle au plus profond de nous, le plus inquiétant reste cette absence de considération assumée pour la personne humaine.

Cette négation de nos valeurs de civilisation, nous n’en voulons pas !

Face aux crimes, il faut une réponse d’Etat, une réponse ferme, déterminée, implacable.

Et puis l’omerta qui est l’autre facette du déni, ça suffit aussi!

Un policier des renseignements en banlieue parisienne nous révélait que ses rapports et analyses étaient édulcorés par ses chefs qui les transmettaient à d’autres échelons qui les édulcoraient à leur tour avant centralisation au ministère de l’Intérieur.

Lorsque l’Etat se ment à lui-même sur la réalité, sur le climat d’anarchie dans nos rues, il ment d’abord aux Français.

Déni, mais aussi inertie, lorsque presque toutes les dépêches d’agence décrivant des émeutes dans les quartiers terminent par « il n’a été procédé à aucune interpellation » ; lorsque dans une opération pourtant très médiatique à Grenoble, dans un quartier sous contrôle mafieux, le bilan se borne à la saisie de deux scooters, cela en dit long sur l’absence de volonté politique de nos dirigeants.

Lorsque l’Etat se félicite du retour au calme à Dijon dans la guerre armée entre Tchétchènes et Maghrébins, alors que la fin de la récréation a été sifflée sous l’égide d’un Imam à la mosquée du coin, il n’y a plus ni droit, ni Etat, ni Etat de droit.

La faiblesse de l’Etat, c’est encore la façon dont nous avons dû accepter d’entendre les prophètes du communautarisme et les tenants du racialisme, insulter pendant des semaines et en toute impunité la France, ses grands personnages et son histoire.

Le gouvernement Macron doit aux Français la vérité : la vérité sur les chiffres, la vérité sur les faits, la vérité sur les noms des coupables, la vérité sur les peines réellement appliquées, la vérité sur les récidives, parce que la vérité est la première des loyautés.

120 attaques au couteau par jour, 24 vols à main armée par jour, 1025 cambriolages par jour, 63 viols par jour : comment M. Dupont Moretti peut-il ignorer ces chiffres et prétendre avec un sens de la formule d’un cynisme rare, que dans le pays où se multiplient les « entailles au niveau du cou » (pour reprendre la terminologie médiatique) : « la France n’est pas un coupe-gorge » ?

A l’Elysée, le Président range un meurtre parmi les « incivilités » ; tout juste si Emmanuel Macron ose reconnaître dans ce chaos sécuritaire « une banalisation de la violence » ; le ministre de la Justice, lui, ne voit dans les inquiétudes des Français qu’une « dérive populiste », un « sentiment d’insécurité », un fantasme.

Comment peut-on agir quand on nie la réalité ?

Comment peut-on agir quand le ministre de la Justice lui-même ose affirmer que la délinquance des mineurs, et notamment des mineurs étrangers isolés, est stable depuis 10 ans, alors que les chiffres de son propre ministère prouvent le contraire ?

Cette dernière augmente en nombre, mais aussi en gravité.

En faisant le choix de M. Dupont-Moretti, M. Macron a opté pour une politique pénale qui se préoccupe plus des délinquants que des victimes.

Or, une doctrine judicaire qui considère l’acte criminel non pas comme la violation de la loi avec un préjudice pour autrui, mais comme un accident dans la vie du délinquant n’est pas recevable.

De même, je m’inquiète de la vision idéologique qu’a le Garde des Sceaux de la prison.

Pour lui, elle n’a vocation à être ni une sanction ni une mesure de protection de la société.

Pour Dupont-Moretti, rien de tout cela.

Il le dit lui-même : il préfère « des alternatives à la prison » on peut tourner cela dans tous les sens, mais pour un criminel l’alternative à la prison, ça s’appelle la liberté et pour la société, cela s’appelle le danger, comme l’a prouvé, hélas encore, la libération anticipée de l’assassin présumé d’une jeune fille de 15 ans à Nantes.

Face à ce drame, Monsieur Dupont-Moretti répond qu’il faut se taire. Et l’on comprend mieux son souhait exprimé, il y a quelques années, d’interdire le RN.

Moi je dis non ! Je dis qu’il faut agir !

Ce n’est pas pour rien que M. Dupont-Moretti peut entrer à Fresnes sous les acclamations, non pas des gardiens, mais des criminels.

Dupont-Moretti c’est Taubira en pire !

Il ne se contente pas de libérer les détenus, il a milité pour le retour des djihadistes de Daesh, alors qu’il est démontré que 60 % des djihadistes revenus en France ont récidivé.

A l’heure du procès des attentats islamistes de janvier 2015, le pouvoir n’a toujours pas compris que dans une guerre – et les terroristes nous mènent la guerre – on ne transige pas avec l’ennemi.

Mesdames et Messieurs, notre justice est en crise.

Les magistrats qui exercent la difficile et éminente fonction de rendre la justice ne doivent pas perdre de vue le rôle social qui est le leur.

C’est leur honneur, mais c’est aussi leur responsabilité de protéger les citoyens et leurs libertés.

Ils doivent avoir conscience que la confiance dans leur institution participe de la crédibilité de l’administration tout entière, de la stabilité de l’Etat et même de la paix civile.

Dans le laxisme, unanimement ressenti, de certains magistrats, laxisme idéologique ou de lassitude, on lit l’impuissance de l’Etat à assurer une de ses fonctions régaliennes essentielles.

Mon cher Jean-Paul Garraud, tu seras d’accord avec moi pour rappeler qu’il n’appartient pas aux magistrats de définir la politique pénale, tout comme il ne leur appartient pas de réécrire la loi selon leurs convictions personnelles.

En démocratie, ce pouvoir appartient au peuple.

Leur rôle est d’appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi.

Et puis, il faut le dire : la délinquance c’est « toujours les mêmes » :

La grande majorité des actes de délinquance est perpétrée par une petite minorité de délinquants.

Xavier Rauffer qui est l’un des plus grands criminologues français raconte cette histoire.

Une ville de l’Essonne vit un jour chuter ces statistiques de la  délinquance.

On chercha la raison.

Rien n’avait apparemment changé : ni les effectifs de police, ni le maire, ni le procureur.

Et on découvrit que deux frères s’étaient tués en moto, deux frères responsables, à eux seuls, de la moitié des actes de délinquances sur la commune.

Ce constat pose à l’évidence le problème de la multirécidive qui atteint un tel sommet que le jeune délinquant a le temps de s’installer dans le métier, d’y prendre ses marques, et finalement de penser la prison, lorsqu’elle arrive, si elle arrive, comme un accident du travail.

Ce bilan accablant de la récidive devrait plaider pour l’abandon du laxisme judiciaire qui commença sous Giscard, s’institutionnalisa avec Badinter, puis ne fut jamais réellement inversé par les pouvoirs de droite ou de gauche.

Le chaos sécuritaire, une délinquance qui défie non seulement nos lois, mais aussi nos valeurs, une France qui sombre dans une ultraviolence endémique, c’est finalement notre choix de société et de nos règles de vie qui est en cause.

Est-ce une société de l’ultraviolence et de l’impunité dans laquelle nous voulons vivre ?

Est-ce la société que nous voulons laisser à nos enfants ?

Je réponds non !

Et nous pensons qu’il est possible et indispensable d’inverser cette tendance parce que la solution est connue.

Et que l’on ne nous raconte pas qu’il n’y a rien à faire, que rien ne fonctionne, rien n’a jamais été tenté.

A New-York à la fin des années 90, certains disaient aussi qu’on ne pouvait rien faire. Une réponse arriva, celle de la politique pénale de Rudy Giuliani, maire de New York de 1994 à 2001.

Sa politique de tolérance zéro divisa le nombre de meurtres par trois et effondra la petite délinquance.

Parce que votre sécurité est notre priorité, j’ai présenté avec Jean-Paul Garraud en février 2020 un plan de 95 propositions pour la sécurité et la justice.

Ce plan devait être le contrepoint du plan sur la sécurité annoncé en octobre 2019 par Christophe Castaner, alors ministre de l’Intérieur.

A ce jour, au moment où je vous parle, pas un mot, pas une ligne du plan gouvernemental n’ont été écrits.

Par conséquent, quelle crédibilité accorder à Emmanuel Macron quand il prétend vouloir prendre les questions de sécurité à bras-le-corps ?

Au pouvoir, quand les Français nous feront confiance, notre volonté face à la délinquance sera inflexible et notre main ne tremblera pas.

La condamnation des criminels sera une priorité, de même que le démantèlement des filières mafieuses.

Nous appuierons notre action dissuasive grâce à des courtes peines obligatoirement exécutées dès les premiers actes délictuels commis.

Nous contrôlerons les signes extérieurs de richesse des caïds, preuve évidente d’une économie souterraine illégale et malsaine.

L’ordonnance de 45 sur les mineurs sera réformée pour tenir compte des nouveaux profils et de la précocité des passages à l’acte.

Pour les crimes les plus atroces, nous instaurerons la perpétuité réelle sans AUCUNE possibilité de libération.

Au-delà des peines pénales, nous imposerons la réparation pécuniaire effective des victimes comme le prévoient déjà les Codes civil et pénal.

Dans ce domaine également le laxisme est inadmissible.

Pour les mineurs récidivistes, nous irons rechercher systématiquement la responsabilité civile des parents, y compris en envisageant la suspension des allocations versées à ces parents ayant manifestement failli à leurs obligations éducatives.

Pour assainir les quartiers gangrénés, les familles de délinquants seront systématiquement expulsées des logements sociaux.

Nous démantèlerons avec la plus grande vigueur les filières d’immigration clandestine qui s’appuient trop souvent sur une traite des êtres humains comme le prouvent les terribles images du retour de l’esclavage, notamment en Libye.

Quant au délinquant étranger, il sera systématiquement expulsé.

D’une manière plus générale, pour tous ceux qui sont tentés par la délinquance,  nous établirons une triple certitude :

  • la certitude des poursuites,
  • la certitude des sanctions,
  • la certitude de l’exécution de la peine et de la réparation due aux victimes.

L’impunité c’est fini !

Les peines fictives c’est fini !

La prison garderie c’est fini !

J’ai le sentiment que la France revit, en plus grave, une séquence de son histoire politique.

Rappelez-vous !

En 1981, François Mitterrand accède au pouvoir : son ministre de la Justice, Robert Badinter entreprend d’affaiblir la politique pénale avec trois mesures phares :

  • il vide les prisons avec une amnistie quasi générale ;
  • il effondre l’échelle des peines avec l’abolition de la peine de mort, sans instaurer la perpétuité réelle et incompressible ;
  • il institutionnalise dans les prétoires la logique du délinquant victime de la société et donc la culture de l’excuse.

On vit ce même scénario aujourd’hui avec un autre ministre, lui aussi avocat : on vide les prisons, on dépénalise et on privilégie le délinquant au détriment de la victime et de l’intérêt de la société.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous connaîtrons les mêmes conséquences :

  • l’une qui s’est déjà produite cet été : l’explosion de la délinquance ;
  • L’autre qui se fait jour c’est une légitime revendication d’ordre et de sécurité qui monte dans le pays.

En 1983, cette revendication de sécurité fut portée (on s’apercevra en pure perte hélas) par le RPR de l’époque qui enregistra alors un triomphe électoral aux municipales et accéda au pouvoir en 1986.

Si les Français pensent, comme je le crois, comme je l’espère, qu’aujourd’hui c’est notre mouvement qui est le plus à même de vaincre cette nouvelle barbarie, alors ils doivent donner un signal clair en 2021 et en 2022 nous permettre de l’emporter.

C’est possible à l’heure des grands basculements.

La crise économique devrait servir à mettre la France et les Français au cœur de notre modèle économique

Vous le constatez mes amis, les événements en France comme dans le monde s’accélèrent.

Nous avons vu qu’un grain de sable de la taille d’un virus peut contrarier et réorienter la marche du monde.

En réalité, nous assistons en direct à un processus de décomposition d’une utopie politique, le mondialisme, n’en déplaise à ceux qui affirmaient qu’ « il n’y avait pas d’alternative ».

Nous vivons incontestablement une fin de cycle, dont l’effroyable crise économique qui s’annonce, véritable tsunami que les mesures d’endiguement mal orientées et mal conçues ne parviendront vraisemblablement pas à arrêter, sera le point d’orgue.

Si l’été fut meurtrier sur le plan sécuritaire, l’automne risque de l’être tout autant sur le plan économique et sur le front de l’emploi.

Le plan de relance présenté, toujours avec cette autosatisfaction caractéristique de ce gouvernement, ne représentera qu’un volume de 4 % du PIB étalé sur 4 ans, alors que nous savons d’ores et déjà que la baisse du PIB sera d’environ 10 % pour la seule année 2020, et ceci avec l’objectif minime annoncé de façon tonitruante de création de 160 000 emplois, alors que 800 000 emplois sont menacés d’être détruits, là encore dès 2020.

Ce plan, mal conçu et mal orienté comme je ne cesse de le répéter, oublie une fois encore les TPE /PME auxquelles il est réservé 3 petits % de ce plan de relance (en garantie seulement), alors même que nos 3,7 millions de TPE/PME sont le cœur nucléaire de notre économie et surtout de celle de nos territoires.

La contradiction de la faiblesse des moyens engagés avec les grandes déclarations politiques de Monsieur Castex lors de son entrée en fonction est cruelle.

On ne sauvera pas l’emploi dans les territoires en abandonnant les TPE/PME, vivier de 80 % de l’emploi salarié privé dans notre pays.

J’ai proposé dès avril 2020 un dispositif simple et vertueux pour mobiliser immédiatement une enveloppe de 10 milliards d’euros en fonds propres par mois pour les TPE/PME de moins de 1000 salariés durant tout le temps de l’arrêt total d’activité.

L’objectif était de pallier immédiatement  leurs besoins en fonds propres qui leur font aujourd’hui si cruellement défaut.

Nous aurions sauvé beaucoup d’entreprises si ce dispositif avait été opérationnel dès le début du confinement.

De la même manière, l’enveloppe réservée aux relocalisations est inversement proportionnelle aux nombres de promesses faites depuis 6 mois sur ce sujet par le gouvernement et le Président.

1 % seulement, 1 % du plan de relance pour une politique qui était pourtant annoncée comme une grande priorité.

C’est une trahison.

Sans compter qu’Emmanuel Macron et ses amis se refusent à remettre en cause un tant soit peu le modèle ultralibéral qu’ils chérissent et qui crée, nous le savons, une concurrence internationale déloyale, insurmontable, pour nos producteurs et industriels.

Au Parlement européen, ses amis continuent même à préparer et à voter des accords de libre-échange avec le monde entier, comme si de rien n’était.

Les grands montants de ce plan de relance, comme d’habitude, bénéficieront aux grands groupes auxquels, comme d’habitude, comme pour le CICE de Monsieur Hollande, on ne demandera aucune contrepartie en matière de maintien ou de création d’emplois.

Et puis, il y a ce qu’ils avouent en catimini, dans la discrétion feutrée de la Commission des finances.

Les 40 milliards en provenance de l’Union européenne, donc de nos impôts (car cela finira ainsi) ont une contrepartie : le retour de la réforme des retraites.

Là encore, les grandes déclarations sur la souveraineté resteront … de grandes déclarations.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur les faiblesses et les erreurs de ce plan de relance.

Je pense notamment à une occasion manquée, la mobilisation d’une partie des 5 000 milliards d’épargne des Français.

Un grand emprunt, rémunéré à 2 % (bien supérieur au 0,5 % du livret A) aurait pu permettre aux Français de retrouver une part de souveraineté économique, tout en soutenant nos entreprises et les emplois.

Le localisme assoit les conditions d’une harmonie sociale et territoriale

Mesdames et Messieurs, en réalité nous n’assistons pas à une simple crise, mais à un retournement profond de notre modèle économique.

Lorsqu’on a cru que le progrès et la modernité tenaient à la mobilité, tout s’arrête quand les déplacements deviennent impossibles.

Lorsque l’horloge du monde a été réglée sur le mouvement perpétuel des hommes et le déplacement ininterrompu des objets, l’immobilité imposée stoppe le mécanisme.

C’est à un changement de paradigme, à une révolution planétaire à laquelle nous assistons et nos dirigeants ne comprennent pas le mouvement tellurique qui se déroule sous nos pieds.

En réalité, contrairement à ce que pensent les prétendus progressistes, le contraire de la mobilité n’est pas l’immobilité, mais la proximité.

C’est pourquoi, nous prônons le localisme qui assoit les conditions d’une harmonie sociale et territoriale dans le cadre de ce qu’Hervé Juvin nomme à juste titre « la civilisation écologique ».

Notre localisme est institutionnel avec l’affirmation d’une démocratie de proximité, le retour des services publics de proximité, des compétences et financements clarifiés entre les collectivités locales.

Notre localisme est économique avec une politique active de relocalisation d’activités, de mise en place de circuits courts avec l’implantation partout d’industries de transformation et le soutien actif aux entreprises de proximité notamment les TPE, les PME et les artisans.

Notre localisme est territorial avec une grande politique d’aménagement qui s’articule autour d’un rééquilibrage des territoires, une politique que nous dénommons « démétropolisation ».

Cette révolution territoriale s’appuie sur un grand plan en faveur d’infrastructures numériques, routières, ferroviaires et immobilières.

Cette politique d’ampleur nationale verra la revalorisation de notre immense et magnifique patrimoine rural comme celui des villes moyennes que la dépréciation économique condamne aujourd’hui à la ruine et à la disparition.

Notre localisme est financier en permettant, par une réactivation d’un authentique secteur mutualiste, le financement d’activités locales, par des structures locales.

Pourquoi par exemple ne pas encourager le financement de nos Ehpad par des structures de type mutualiste associant étroitement dans leur gestion les familles.

Notre localisme est culturel avec la valorisation de nos édifices multiséculaires, mais aussi avec la création partout de pépinières d’artistes qui permettront aux jeunes créateurs sans carnet d’adresses de se former, d’être soutenus, de se faire connaître, de se lancer, les mettant ainsi à l’abri des logiques de copinages et de clientélisme.

Voilà un formidable levier pour la création populaire et un soutien concret puissant au monde artistique.

Notre localisme se décline à l’échelon municipal à l’image du concept de « ville jardin » mis en œuvre avec un très grand succès à Hénin-Beaumont.

Il prévoit un développement de l’économie du partage comme un soutien à la production locale.

Il organise également la révision de l’attribution des logements sociaux pour une attribution à ceux qui en ont vraiment besoin et qui respectent ce bien commun.

Enfin, notre vision nationale, elle-même, procède du « localisme » lorsque le principe de subsidiarité impose de ne pas éloigner le pouvoir de décision et de contrôle du citoyen.

C’est pourquoi, nous ne voulons, ni ne pouvons, déléguer à l’infini nos choix de société à l’échelon supranational que représente l’Union européenne, mais lui réserver ce qui relève des grandes coopérations nécessaires entre Nations libres et souveraines.

Cela ne vous étonnera donc pas que nos candidats, notamment aux élections sénatoriales soutenus par le Rassemblement national, se présentent comme « candidats localistes ».

Le combat entre les mondialistes et les localistes est engagé depuis 2017.

Au fil des mois, avec l’effacement des forces devenues résiduelles, que sont LFI ou LR, le débat se clarifie de jour en jour.

Il a fallu deux présidentielles pour départager Giscard et Mitterrand et décider d’un choix de société en 1981 entre socialisme et libéralisme.

Rien d’étonnant s’il faut deux élections pour que le localisme l’emporte.

Le mouvement localiste et bien sûr national que nous initions ne s’arrête pas au Rassemblement National.

Beaucoup nous ont rejoints d’horizons politiques divers, nationalement et localement.

Je lance un appel à tous les Français, tous ceux qui ont compris qu’au-delà de nos parcours personnels et politiques respectifs, au-delà de nos origines, au-delà de divergences naturelles en démocratie, ce qui se décide c’est un grand choix de société et même un choix de civilisation, choix dont découlent notre sécurité, notre liberté et même notre identité en tant que peuple.

En démocratie, ce débat c’est à vous et à personne d’autre de le trancher.

Comme citoyens, vous ne pouvez rester indifférents.

Comme Français, vous ne pouvez rester inactifs.

Comme électeurs, vous ne pouvez pas vous abstenir.

Celui qui se réfugie dans l’« à quoi bon », celui qui trouve tous les prétextes pour éviter de passer de l’indignation à l’action, celui-là doit avoir conscience qu’il participe involontairement au triomphe de ce qu’il combat.

C’est pourquoi, je vous exhorte à surmonter nos petites querelles et à rejoindre cette grande et belle aventure, humaine et politique, au service du redressement de notre pays.

Ce combat que nous menons c’est celui de générations successives, qui, au fil des siècles, ont voulu que la France soit douce, belle, puissante et rayonnante.

Le redressement de notre pays, porté par nos idées, nous le devons à notre peuple, nous le devons à nos enfants, aux enfants de nos enfants, nous le devons au monde qui attend de réentendre la voix de la France dans le concert des Nations.

Mes chers compatriotes, il est désormais plus que temps de reprendre notre destin en main.

Notre pays est fort et dispose d’innombrables atouts.

Le problème, ce n’est pas la France, ni les Français, non !

Ce sont les effarantes erreurs politiques commises par ces prétendues élites depuis 40 ans.

C’est pourquoi, parce qu’il ne tient qu’à nous,

parce que le futur est ce que nous en ferons

J’appelle de mes vœux l’aube d’un nouveau jour,

Mes amis, je vous le dis : la patrie a besoin de vous !

Français réveillez-vous !

Vive la République !

Vive la France !