Mesdames et messieurs, chers amis,

Merci mes amis d’être venus pour ce grand rendez-vous traditionnel de la fête du travail et de la patrie que nous célébrons entre nous, loin du tumulte parisien, sur cette terre de Lorraine laborieuse et patriote, berceau des carolingiens et patrie de Jeanne d’Arc, mais aussi sur la terre natale de Verlaine, poète maudit, qui trouva, avec la lumière spirituelle, les mots simples pour clamer :

« l’amour de la Patrie est le premier amour 

C’est un feu qui s’allume alors que luit le jour».

Nous voilà rassemblés pour dire combien le combat que nous menons est essentiel et que la fatalité n’est que l’autre nom de la résignation.

Nous qui avons appris de l’histoire de notre pays et de notre peuple que c’est aux hommes qu’il appartient de briser la chaîne prétendument inflexible des événements.

Nous savons que rien n’est irréversible et ce que chacun croyait en train de se graver dans le marbre froid de l’histoire peut s’écrire autrement pour peu qu’on en décide.

L’Union européenne s’est construite sur un récit gentiment orchestré, un récit savamment rabâché que certains déroulent comme un pieux parchemin :

« sur les ruines des guerres et les cendres des dictatures la grande amitié des peuples faisait naître sous l’impulsion spontanée et désintéressée des pères de l’Europe une aventure de fraternité continentale qui s’appelle Union européenne…. »

Stop ! Le récit européiste est épuisé.

Nous sommes à la fin du conte et découvrons que sous la cape du gentil chevalier se cache en réalité un ogre qui brûle de dévorer la belle princesse endormie.

Philippe de Villiers, avec le talent qu’on lui connaît, a démasqué les « pères fondateurs » autoproclamés qui n’étaient finalement que des agents d’intérêts politiques ou financiers étrangers à la France, et même à l’Europe.

Ils s’étaient eux-mêmes qualifiés d’un nom qui signait l’origine états-unienne de leurs commanditaires.

En décidant de rayer les nations de la carte européenne, les Monnet et les Schuman n’ont fait en réalité que reprendre le rêve d’une Europe impériale, par nature hégémonique et totalitaire, un rêve que d’autres avaient fait avant eux. Cela s’est toujours mal fini. Ne nous y trompons pas.

Sans le dire, malgré la reconnaissance déjà ancienne « du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », nous revivons en 2019 la lutte immémoriale des empires et des nations, l’UE.RSS contre nos nations.

Comment croire qu’une organisation qui se vit comme un empire puisse être dans une logique de coopération ?

Elle n’a pour objectif que la « normalisation » qu’ils appellent « harmonisation » qui n’est qu’une « uniformisation » à marche forcée et donc la soumission des peuples.

Et dans ce mouvement de domination collective sur les peuples, les européistes sans repère n’ont cessé d’avaliser un déséquilibre entre la France et l’Allemagne, déséquilibre dont l’histoire nous a appris la malignité et même la dangerosité.

C’est d’ailleurs le sens de l’interpellation courageuse du pourtant très européiste François Bayrou à Laurent Wauquiez, lors du dernier débat des chefs de partis. Il lui reprocha la soumission du PPE à la CDU allemande.

L’Union européenne, disons-le, s’est créée sur une escroquerie. L’Union européenne n’est pas l’Europe mais une construction idéologique.

C’est un champ d’expérimentation du mondialisme, le laboratoire du nomadisme, le terrain vague du « sans-frontiérisme. »

L’Union européenne s’est présentée à l’origine comme une organisation internationale : « inter.nationale » c’est-à-dire littéralement entre des nations.

Pourtant, progressivement, sa horde de fonctionnaires et ses dirigeants post-nationaux ont mis en place les éléments constitutifs d’un Etat fédéral et ils ont vampirisé méthodiquement toutes les parcelles de souveraineté des pays.

Cette organisation transnationale s’est progressivement conféré les attributs d’un Etat : une administration, une capitale (Bruxelles), un drapeau, un hymne, une Constitution (bidouillée) et maintenant ils veulent une armée, demain un impôt européen et un siège au Conseil de sécurité de l’ONU – en l’occurrence un siège qu’ils ont l’intention de subtiliser à la France.

Evidemment, nous ne les laisserons pas faire !

Le général de Gaulle dans ses Mémoires d’Espoir nous mettait en garde contre cette tentation hégémonique :

« A quelle profondeur d’illusion ou de parti pris faudrait-il plonger, en effet, pour croire que des nations européennes, forgées au long des siècles par des efforts et des douleurs sans nombre, ayant chacune sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions, pourraient cesser d’être elles-mêmes et n’en plus former qu’une seule ?

Ne vous y trompez pas les amis, l’Union européenne, en faillite, rejetée par les peuples, continue malgré les revers et les échecs d’avancer inexorablement : elle se veut et elle se vit quasiment comme un Etat unitaire avec des provinces, c’est-à-dire nos pays, qui finissent par avoir moins de pouvoir que les Etats fédérés américains : ni les référendums français, hollandais ou irlandais, ni le Brexit qui sont autant de clignotants rouges sur le passage du train fou de l’Union européenne, ni le précipice vers lequel elle nous mène  n’ont suscité la moindre remise en cause.

Si les peuples ne les arrêtent pas, ils ne s’arrêteront pas !

Nous y travaillons.

Notre projet n’est pas de descendre sur le quai ni de rester dans le wagon à regarder les beaux paysages et les vaches qui broutent, mais de monter dans la locomotive pour rediriger le train sur les bons aiguillages.

Après soixante ans d’un passage en force ou d’une progression par ruse, l’Union européenne n’est plus qu’un cimetière de promesses trahies : ni prospérité, ni sécurité, ni  liberté, ni démocratie, ni même puissance.

Cette construction sans autre âme que celle d’une directive communautaire, sans autre rêve que le ratio comptable de 3%, n’a pas seulement ignoré le passé et obéré le présent, elle  a également entamé les espoirs de nos pays de participer à la course vitale des révolutions du XXI ème siècle et même peut-être du troisième millénaire : le numérique ?

Nous sommes d’ores et déjà dépassés par les GAFA et les B.A.T.X, c’est-à-dire les géants américains et chinois ; l’intelligence artificielle ? C’est un secteur où l’Europe est encore à l’âge de pierre… merci l’Union européenne ! les nouvelles énergies comme l’hydrogène ou l’hydrolien ? Nous sommes au point mort ; le génie génétique avec ses terribles enjeux éthiques ? Nous n’avons pas ouvert le dossier …

A l’heure des grandes découvertes, à cause de l’Union européenne qui a oublié d’affréter des caravelles, Christophe Colomb n’est pas européen mais chinois ou américain.

Les grands continents à explorer  -le numérique, l’espace, la mer…-  sont ignorés par une administration européenne arrogante, grise et finalement très médiocre,  accaparée par le bruit des tondeuses à gazon, la forme « parallélépipédique » des paquets de cigarettes, ou le taux de remplissage des boîtes de tomates à 90 %.

Ils nous ont vendu la compétence ? Ils se présentent comme les tenants du « progrès » et ils laissent la France et l’Europe  en retard sur toutes les guerres technologiques. Ils n’ont même pas compris la portée de  la captation des données, nouvelle matière première de l’intelligence ; Ils sont passés à côté des mutations géopolitiques avec le dualisme sino-américain qui s’installe dans le monde.

Ils sont incapables d’envisager les anticipations anthropologiques que représentent, sur l’organisation du travail et l’ébranlement probable de nos sociétés, la robotisation et  l’intelligence artificielle

Ils ont détruit nos frontières intérieures, tout en laissant grandes ouvertes celles extérieures de l’Europe (oubliant qu’elles sont des filtres et non des murs). Comme la peau humaine, elles laissent passer ce qui est bon et bloquent ce qui est nuisible ou dangereux.

Ils ont ignoré l’idée même de puissance et ont abdiqué devant l’impérialisme juridique des Etats-Unis qui, avec l’extraterritorialité de son droit, s’empare de nos fleurons industriels comme Alstom ou vassalise nos Etats et nos entreprises pour les soumettre aux  injonctions de la politique américaine :  sans même avoir notre mot à dire, nos entreprises, sous la menace de fatwas américaines, sont obligées de renoncer à des marchés comme la Russie ou l’Iran, de s’abstenir de concurrencer des entreprises américaines ou doivent consentir à se laisser absorber.

Après BNP, Alstom, c’est Airbus qui est visé dans cette guerre de mouvement quand nos dirigeants satisfaits d’eux-mêmes mènent une guerre de position dans un bunker de verre à Bruxelles.

Cette inconséquence, cette imprévoyance, cette ignorance de la part de nos dirigeants ne constituent pas seulement une erreur ni même une faute, c’est un crime.

Rater ces révolutions signifie d’ores et déjà pour nos pays subir une colonisation numérique (pour reprendre la formule de Laurent Alexandre), c’est-à-dire pour les citoyens un danger pour leurs libertés et pour nos entreprises une vulnérabilité préoccupante ;  ce retard nous condamne demain à une tiers-mondisation économique et donc  inévitablement à un asservissement politique.

Il n’y a pas d’indépendance sans prospérité.

Il n’y a pas de puissance sans moyen de la puissance.

L’erreur initiale et aujourd’hui rédhibitoire de l’Union européenne, c’est d’avoir pensé l’Europe comme un marché.

Cette réduction mercantile du projet européen a entrainé un double effet particulièrement corrosif :

  • L’idée d’une concurrence généralisée lorsque l’efficacité réclamait une vraie coopération entre les nations;
  • L’idée que l’Europe n’avait pas de limites et qu’elle pouvait s’étendre à l’infini : s’étendre au-delà de ses frontières géographiques et historiques avec l’adhésion de la Turquie, l’Albanie, la Macédoine, le Kosovo même et pourquoi pas ensuite du Maghreb ; s’étendre en enjambant les océans avec des traités de libre-échange avec le Canada (Ceta), les USA (Tafta), l’Amérique du Sud (Mercosur) ou l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Ce mouvement de concurrence généralisée mondiale s’est accompagné d’une immigration de masse pour tirer les salaires et les protections sociales à la baisse au nom de la compétitivité.

Le résultat, c’est une économie effondrée et des classes moyennes et modestes laminées, ne laissant à nos enfants que la perspective du chômage de masse, la précarité, l’effondrement de nos services publics, l’insécurité  sociale et l’incertitude pour l’avenir.

Face à ce Tchernobyl économique et social, démographique et identitaire,  notre projet constitue une révolution.

Une révolution pacifique, démocratique mais une révolution, celle du bon sens.

Cette révolution correspond à un besoin de souveraineté nationale, une exigence de protection qui est générale, qui touche tous les citoyens y compris maintenant le monde de l’entreprise.

Cette aspiration à la protection physique, sociale, démocratique, linguistique et culturelle s’exprime d’ailleurs partout dans le monde : aux Etats-Unis, en Inde, en Russie, en Chine, en Grande-Bretagne, en Italie et dans de très nombreux pays.

C’est ce basculement qui s’apprête à se produire dans toute l’Europe et auquel, avec nos alliés, nous entendons donner une traduction institutionnelle en Europe avec notre projet « d’Alliance Européenne des Nations ».

Notre Europe n’a pas de pères fondateurs ; elle est née du génie, du courage et des sacrifices de ses peuples, ces générations qui se sont succédé, dans chacun des pays, et ont fait émerger des cultures, des modes de vie, des arts de vivre si différents et si féconds.

Ils constituent pour l’Europe aujourd’hui une formidable richesse, une prodigieuse luxuriance qui rayonne et que le monde nous envie.

Or ces cultures si flamboyantes sont attaquées

– par le haut avec l’uniformisation forcée,

– et par le bas par le multiculturalisme lié à l’immigration-submersion.

Notre Europe n’a pas soixante ans mais est plurimillénaire.

Ce n’est pas un marché !

C’est une réalité géographique, une réalité historique, une réalité civilisationnelle.

Elle n’est pas de Bruxelles ou de Berlin mais d’Athènes et de Rome.

Elle puise ses racines dans un héritage judéo-chrétien et porte comme valeur cardinale la liberté.

Comment concevoir que cette valeur qui a été source d’émancipation et de progrès, de dignité humaine et de démocratie, comment imaginer que cette valeur que nous avons enseignée au monde ne soit pas la pierre angulaire de la coopération de 500 millions d’Européens entre eux.

– Liberté des peuples et donc souveraineté des Etats, respect des Etats, de tous les Etats y compris les plus petits ;  la dignité des Etats ne se divise pas !

– Liberté des citoyens et liberté des personnes et donc respect intangible du droit des femmes aujourd’hui menacé par l’islamisme ;

– Liberté d’expression avec le refus de voir le contrôle d’internet au nom de pseudos fake news ou de prétendus complots ou le rejet de cette décision de la CEDH (la Cour européenne des Droits de l’Homme) d’admettre l’existence d’un délit de blasphème au nom de « la paix religieuse » ;

– Liberté dans l’espace public avec l’application de la laïcité au moment où la CEDH (toujours elle) a commencé à admettre le principe juridique de la charia en Europe ;

– Liberté d’entreprendre dans un environnement économique assaini, délivré de la concurrence déloyale, de la défiance du système bancaire pour l’économie réelle et de l’indifférence de l’Etat qui oublie de protéger et de veiller aux justes régulations.

Notre Europe est celle des coopérations librement consenties, des coopérations à la carte, auxquelles chacune des nations sera libre d’adhérer ou de ne pas adhérer.

Elle prend notamment la forme d’agences thématiques sur le modèle d’Ariane ou d’Airbus dans les secteurs ou l’actuelle Union européenne a été si défaillante et dont j’ai parlé tout à l’heure : l’Intelligence Artificielle, le numérique, l’énergie, la mer, l’espace …

Nos adversaires, qui n’ont d’autre argument que la caricature, vous expliquent qu’avec nous il n’y aura plus de commerce mondial.

Nous proposons de remplacer le « libre-échange » par le « juste échange », c’est-à-dire des échanges qui prennent en compte les impératifs sociaux, environnementaux, sanitaires.

Nous prenons pour exemple ce traité commercial dans lequel les Etats-Unis ont imposé au Mexique une hausse du taux horaire des salariés de l’industrie automobile pour être autorisé à importer chez eux.

On le voit, il est possible de lier le commerce et l’éthique, les échanges et le social, l’économie et la protection.

Face au globalisme, nous plaidons pour le localisme. Le localisme, cela revient à consommer au plus près et retraiter sur place.  C’est ce que nous appelons « la révolution de la proximité. »

Certains disent que nous voulons renverser la table.

Peut-être, nous voulons surtout inverser le système, ce système où le produit qui vient de l’autre bout de la terre coûte moins cher que celui qui vient du bout de la rue.

Comment admettre que nos productions françaises de bois durable partent en Chine, puissent être  transformées sans égard pour l’écologie et nous reviennent en parquets bourrés de produits chimiques transportés par des cargos hyper polluants.

Le localisme, c’est aussi favoriser les banques mutualistes pour que le client-gestionnaire puisse voir son épargne servir à des projets locaux plutôt que de participer au casino de la spéculation des banques d’affaires cachées derrière les banques de détail.

Le localisme, c’est préférer les circuits courts pour consommer dans les cantines de la région des produits locaux.

Cela impose de recréer un tissu d’industries de transformations locales, de veiller à la traçabilité, gage de fiabilité de la provenance, des conditions de production et donc de sécurité pour les consommateurs.

En clair, le localisme, c’est réconcilier l’économie et l’écologie.

Derrière notre vision écologique, il y a la ré-industrialisation de proximité, l’excellence de filières territorialisées et des mains-d’œuvre locales sur lesquelles peuvent se bâtir des stratégies de production de grande qualité et donc d’exportation.

Plus largement, derrière notre projet européen, il y a l’ambition d’une « civilisation écologique ».

Cela signifie en finir avec le courtermisme et la loi du profit immédiat sans égard pour l’ordre naturel c’est-à-dire parfois le temps long.

Nous voulons une France durable ! Nous refusons que la loi du dumping généralisé aboutisse à créer un salarié jetable.

L’homme n’est pas une marchandise et sa vie ne se limite pas à celle d’un producteur et d’un consommateur.

Il est légitime qu’il vive sur sa terre, qu’il soit attaché à sa terre, car quand on aime sa terre on aime la terre.

Les nations sont des éco-systèmes humains qu’il nous faut protéger.

Nous qui représentons le parti de la transmission, nous savons que l’écologie est fondée sur la notion de legs du patrimoine naturel : il ne peut y avoir d’écologie sans idée de la transmission.

Ceux qui se croient nés d’eux-mêmes comme c’est le cas dans les sphères du pouvoir sont mal placés pour parler d’écologie.

Nous refusons la loi du moins-disant éthique qui pousse à produire massivement au prix d’une souffrance animale moralement intolérable, ou qui conduit à l’appropriation ou la manipulation inconsidérée du vivant.

La civilisation écologique nous conforte dans notre volonté de rompre avec l’idéologie mondialiste, c’est-à-dire avec le modèle économique de l’hypercapitalisme sans frontières, bâti sur la spéculation, sur des rendements que la nature ne peut supporter, sur la marchandisation du monde et des hommes, sur l’épuisement de la planète.

Nous refusons la logique de cupidité irresponsable qui impose des rendements supérieurs à ceux que la nature est en mesure de délivrer.

La planète n’est pas un bien de consommation qu’on jettera après l’avoir utilisé.

La civilisation écologique nous impose de sortir de la logique de surconsommation et donc de gaspillage, la logique matérialiste qui professe que le moral des ménages se mesure à leur envie de consommer, que le bonheur se réduit à « l’avoir » et non à « l’être », que l’économie serait une fin en soi.

Les personnes ne se résument pas à une moyenne, le bonheur à un ratio, l’action publique à la création d’impôts et un projet collectif à une froide logique comptable.

Ce qui compte n’est pas forcément ce qui se compte !

La civilisation écologique nous commande de préférer le citoyen conscient de ses droits et de ses devoirs à l’individu nomade, désaffilié, et sans repères, qui ne sert que son intérêt et dont l’individualisme effréné prédispose à la prédation.

L’économie est au service de l’homme et du bien-être des peuples et non l’inverse.

Parce que nous pensons que l’économie doit servir l’intérêt national, nous proposons d’instaurer la RNE, la Responsabilité Nationale de l’Entreprise.

Lors de l’attribution des marchés publics, les entreprises qui ont une attitude éthique en matière d’embauches nationales, de choix de sous-traitants locaux, de refus du travail détaché, de refus des délocalisations doivent être avantagées.

Voilà les quelques principes sur lesquels repose cette civilisation écologique que nous voulons voir émerger en France et, parce que la France a vocation à y avoir un rôle moteur, en Europe.

Notre projet est profondément national et en cela il est profondément humain. Il s’inscrit dans le mouvement du monde et en cela il est avant-gardiste. Il est écologique et en cela il est source de vie.

Sortir de la logique impériale (en haut) et communautariste (en bas) que nous impose l’Union européenne, rompre avec le mondialisme qui tend à l’effacement des nations et avec sa déclinaison, le nomadisme qui théorise notre submersion commerciale et démographique, s’exfiltrer du consumérisme et de l’individualisme qui sont le moteur des logiques marchandes voilà nos priorités.

Faire triompher l’esprit de coopération en Europe et dans le monde, privilégier la protection de nos compatriotes, refixer la notion de limites, encourager la loyauté dans les rapports commerciaux, imposer la responsabilité à l’égard de la nature, de  l’homme et plus largement des êtres vivants, reprendre l’initiative sur les grandes révolutions technologiques du XXI eme siècle, voilà notre projet.

Devant Notre-Dame qui brûlait, les Français ont instinctivement mesuré la part d’immatériel que renferme leur conscience collective, la profondeur de sentiment d’ « être Français. »

Alfred de Musset ne disait-il pas

« Ô patrie ! ô patrie ! ineffable mystère ! »

N’oublions jamais que les pays les plus forts sont ceux qui savent garder un lien national puissant.

A l’heure des grands périls, des grands défis technologiques, des grands enjeux éthiques, les Français sont appelés le 26 mai à déterminer pour cinq ans l’avenir de notre nation.

Cela se jouera un jour et en un tour. Il n’y a pas de temps à perdre.

Il nous reste moins d’un mois pour arracher le sort de cette bataille électorale de la plus grande importance et, pour cela, convaincre, convaincre et encore convaincre.

Comme en Espagne il y a  quelques jours, avec nos amis de Vox, ou en Estonie avec nos amis de ECRE, partout les peuples d’Europe redressent la tête et fièrement se lèvent pour reprendre le pouvoir qui leur a été enlevé.

Le souffle bienfaisant de la liberté gonfle nos voiles et porte haut les étendards de nos patries.

La France fidèle à sa vocation qui est de montrer la voie aux peuples et de conduire la marche de l’histoire, sera au rendez-vous que le destin nous fixe.

Avec vous !

Grâce à vous !

En avant pour une grande victoire !
Vive la liberté !

Vive la belle Europe des nations !

Vive la République !

Vive la France !