TRIBUNE DOMINIQUE BILDE

 

En France, un travailleur sur dix est un « immigré ». C’est en tout cas le chiffre donné par la direction des statistiques du ministère du Travail (Dares), dans une étude publiée le 29 septembre dernier.

À l’heure où les tenants de la ligne fédéraliste exultent de manière indécente devant les pénuries de biens et surtout de main-d’œuvre au Royaume-Uni, ce rapport de la DARES semble tomber à point nommé pour démontrer à ceux qui osaient encore en douter que le Salut de la France passe incontestablement par l’immigration.

Nous faisons une tout autre analyse !

Tout d’abord, l’utilisation du terme « immigré » n’a strictement aucun sens. Défini comme « toute personne résidant en France, née étrangère à l’étranger », ce mot n’a aucune valeur juridique dans la législation française. À l’instar du mot « migrant », ces appellations contrôlées par les détenteurs autoproclamés de toutes les vertus tendent à discréditer ce qu’il reste de notre appareil législatif. En alimentant le flou et en favorisant le fatalisme quant aux flux qui s’abattent sur le peuple de France, sans que celui-ci ne soit jamais consulté face aux transformations de son propre pays, il faut bien reconnaître qu’il y a des amalgames utiles à entretenir pour l’immigrationnisme militant. Tiens donc !

C’est d’autant plus scandaleux qu’il est légitime de se demander quel est le rapport entre un expatrié allemand engagé par une entreprise française et un sans-papiers algérien travaillant illégalement sur notre territoire ? Tous deux sont des immigrés. Pourtant, la situation du premier est légale, celle du second ne l’est aucunement.

Ensuite, il faut contester formellement et vivement l’idée selon laquelle l’immigration italienne et espagnole des années 1960 et 1970, est comparable à l’immigration actuelle. C’est ce que laisse entendre ce rapport.  Rien de plus faux, puisque depuis 1974, date à laquelle le Conseil des ministres fit suspendre l’immigration des travailleurs et des membres de leur famille, les choses ont largement changé. De là s’ensuivit une bataille juridique insensée (et par ailleurs contestable sur le plan démocratique) dont l’issue aboutira à l’instauration du regroupement familial. Symbole d’un retournement de situation, l’immigration ne relève dorénavant plus du besoin de main-d’œuvre par la France comme cela avait été longtemps le cas : il s’agit désormais d’un droit dont dispose dorénavant chacun des immigrés du monde pour venir en France.

C’est en cela que, quand on lit en toutes lettres dans l’étude que « cette main-d’œuvre immigrée s’inscrit dans une histoire migratoire ancienne », on ne peut s’empêcher de s’étonner de cette relecture historique proposée pour les besoins de la cause. Entre les régularisés qui « restent » et les illégaux qui « restent quand même », la transformation de la France est en marche.

La réalité, c’est que les immigratonnistes sont prêts à mentir comme des arracheurs de dents pour défendre une position devenue littéralement intenable. Qu’importe pour ces petits clercs de la bien-pensance : ils préfèrent persévérer dans leur mensonge plutôt que d’admettre qu’ils se sont trompés sur toute la ligne. Surtout si c’est pour finalement nous donner raison !

Contre vents et marées, indécences et mensonges, le Rassemblement national ne cessera de marteler la vérité aux Français. Une vérité qu’ils sont de plus en plus nombreux à voir.

Notre réponse est claire et n’a jamais changé : il faut dire stop à l’immigration. Ce n’est qu’ainsi que la France restera la France !