Tribune Dominique Bilde

 

Cela fait des années que le Rassemblement national alerte sur les difficultés auxquelles fait face la filière bois française.

Dès le début, à la source de la filière, les forêts sont déjà agressées et notamment certaines essences locales comme par exemple nos chênes. Ceux-ci sont dévorés par les chenilles processionnaires. Il faut y ajouter le fléau du scolyte qui ronge nos sapins et sans oublier la sécheresse qui assoiffe nos arbres, notamment les hêtres qui sont touchés de plein fouet par ce phénomène dévastateur

Plus grave que la menace naturelle, la menace humaine et des choix politiques tout aussi néfastes sont décrétés par les autorités publiques. Si par miracle les arbres arrivent à maturité, elle vient s’ajouter pour piller nos forêts.

En effet, le géant asiatique chinois a multiplié par cinq ses parts de marché au niveau mondial et cela, bien évidemment, à notre détriment. Le bois et notamment le bois de chêne est prélevé puis exporté, laissant nos scieries dépitées et leurs entrepôts vides. Comble des combles : ce bois nous revient en France sous la forme de meubles ou de parquet à des prix défiant toute concurrence. Pendant ce temps-là, la Chine elle, protège et préserve ses propres forêts de feuillus.

La manque de réciprocité permet de dire de manière assez claire que nous jouons selon les règles d’un libre échange absurde alors que nos concurrents ne s’en embarrassent absolument pas, privilégiant ainsi la défense de leur filière bois nationale au respect aveugle du doux commerce !

Cette situation met l’ensemble de notre savoir-faire en danger depuis l’amont forestier jusqu’à l’aval industriel, qui pourtant peut créer à chaque stade de la valeur ajoutée. En bout de chaine, nous retrouvons des fabrications d’excellence : des ébénistes, des luthiers, comme ceux de Mirecourt avec leurs violons hors pair ou encore le spécialiste du « Siège de Liffol », berceau du meuble et surtout du siège. Toujours à Liffol-le-grand, son école de l’ameublement offre de réelles opportunités professionnelles pour les jeunes qui en bénéficient. Tout un écosystème donc, qui aujourd’hui est menacé, mais celui-là visiblement n’intéresse pas la caste politique au pouvoir.

Aux prédateurs mondiaux s’ajoute la bêtise humaine. En effet, nos arbres et nos forêts font face à la folie écologiste ou folie verte, à vous de choisir, qui s’est emparée des dirigeants français que ce soit au niveau local ou au niveau national.

Sous prétexte d’écologie, ils sont capables de raser, de couper des forêts entières pour installer des panneaux photovoltaïques comme nous l’avons vu dans les Landes, ou encore au Ban de Saint Jean où des tombes risquent d’être bétonnées pour y installer des éoliennes. Ils n’ont pas hésité à abandonner un patrimoine historique qui aujourd’hui a un écho tout à fait particulier à l’heure de l’invasion russe, puisque les victimes soviétiques de ce camp de prisonniers de guerre étaient originaires d’Ukraine. Ce manquement grave envers le devoir de mémoire qui incombe à tous, faisant table rase du passé à l’image des arbres déracinés pour y installer l’escroquerie du siècle : des éoliennes qui, au-delà d’être inefficaces, ravagent nos paysages. Quel dommage car pourtant de la place il y en a ! Rien qu’en Moselle, de nombreuses friches industrielles attendent d’être réutilisées.

Alors oui, cela fait des dizaines d’années que nous alertons sur la situation dramatique et le pillage de nos ressources naturelles que sont nos forêts et rien n’a été fait ; ou plutôt si, tout est fait mais dans le mauvais sens et aujourd’hui il y a urgence ! La filière du bois se meurt, les bras nous en tombent car il suffit pourtant de quelques mesures de bon sens accompagnées de justice sociale envers nos professionnels pour que des solutions soit rapidement appliquées.

1. Protéger nos ressources en développant les essences adaptées au changement climatique ;

2. Souveraineté française et État stratège en installant des barrières douanières et en incitant les producteurs de bois à vendre leur bois à nos scieries ;

3. En protégeant nos frontières, en contrôlant la traçabilité des importations, car oui le marché noir du bois existe et il est énorme.

Y a-t-il encore un capitaine aux commandes du navire France ? Nous l’avons vu, les menaces sur tout un pan de l’économie française, sur la filière bois en l’occurrence, sont nombreuses et risquent, si rien n’est fait, de porter l’estocade finale.
Face aux désillusions de la souveraineté européenne défendue par Emmanuel Macron, une seule solution : la souveraineté nationale !

En avril, faites le bon choix, Marine sera le stratège dont nos filières bois ont besoin !