Quand la mondialisation favorise l’apparition d’espèces exotiques invasives

Tribune libre d’Aurélia Beigneux, Député européen du Groupe Identité & Démocratie

 

Les espèces invasives sont partout : dans vos jardins avec l’herbe de la pampa et sur nos côtes françaises avec des espèces comme le poisson-lapin, le poisson-ballon ou encore le poisson-lion.

Cette faune, arrivée depuis la mer Rouge via le canal de Suez élargi depuis 2015, perturbe grandement l’écosystème méditerranéen.

Au niveau européen, les inquiétudes se focalisent sur le crabe royal du Kamtchatka, plus grand crustacé du monde dont le poids moyen atteint les 12 kilos pour une envergure de 2 mètres.

Une espèce exotique envahissante est une espèce dont l’introduction, l’implantation et la propagation menacent les écosystèmes, les habitats ou les espèces indigènes. De fait, elles constituent la deuxième cause d’extinction des espèces, après la dégradation et la destruction des habitats naturels.

La cause de cette prolifération d’espèces invasives a un nom : la mondialisation.

Elle accroit les flux de transports mondiaux et avec elle les échanges d’animaux et de plantes. Les espèces invasives se retrouvent dans les eaux de ballast ou dans les cales des avions puis se collent sur la coque des navires ainsi que sur les passagers ou la cargaison. Dans certains cas plus graves, elles sont importées de manière illégale sur notre territoire.

Face à une Union européenne qui valorise toujours plus le libre-échange, nous devons impérativement changer de modèle économique.

Seul le localisme permettra in fine de réduire drastiquement l’importation de biens et produits dégradant les écosystèmes européens et français.

Seules des politiques publiques fortes permettront d’aider les professionnels des différents secteurs qui luttent contre ce fléau.

Vous pouvez compter sur vos élus du groupe Identité et Démocratie au Parlement européen pour mettre ce thème au centre des débats et faire en sorte que notre modèle change radicalement !