Tribune de Jean-Paul Garraud, candidat sur la liste RN aux Européennes

Inédit dans l’histoire de la Ve République, le président de la République s’affiche, au sens propre du terme, non comme le chef de l’État, mais comme le chef de file d’une liste en perdition qu’il tente désespérément de sauver.

C’est la preuve irréfutable que son engagement est partisan.

Si la logique du système démocratique de l’alternance permet à un chef de parti de devenir président de la République, celui-ci, une fois élu, devient le Président de tous les Français et doit s’interdire tout affichage politique partisan.

Emmanuel Macron n’est donc pas le Président de tous les Français, il le démontre, une fois encore.

C’est aussi la preuve que le « grand débat » n’était que poudre aux yeux pour occuper l’espace, durer et promouvoir sa campagne aux européennes.

Et si nous n’avions pas compris, le Premier ministre et les ministres sont aussi en campagne aux frais naturellement des contribuables.

Ce n’est évidemment pas Nathalie Loiseau qu’ils cherchent tous à sauver, elle est déjà passée par pertes et profits, c’est Macron lui-même qu’il faut sauver, raison pour laquelle tout l’appareil d’Etat est utilisé à plein régime en sa seule faveur.

Nouvelle démonstration de cet autoritarisme décalé, de cette confusion des rôles, de cet amateurisme, de cette déconnexion par rapport aux hautes fonctions qu’il devrait incarner.

C’est en fait aussi une autre forme de désacralisation de cette fonction présidentielle, une nouvelle fête de la musique avant l’heure et sous une autre forme.

Le 26 mai, Macron sera désavoué, mais il ne se remettra certainement pas en cause.

C’est bien le plus grave.

À moins que nos concitoyens se mobilisent en masse et votent le 26 mai pour signifier à ce président légal, mais illégitime qu’il doit partir.