L’isolement obligatoire pour les cas positifs au COVID : hélas on va bien devoir y arriver !

Tribune de Joëlle Melin, Député européen du Groupe Identité & Démocratie

En effet, une plainte, première du genre, a été déposée dans la Nièvre par la fille d’une femme âgée de 80 ans, porteuse de facteurs de risques, décédée 3 semaines après la visite d’amis cas contacts.

Ce couple d’amis, contacts avérés Covid et testés, n’ont hélas pas attendu le résultat de leur test pour rencontrer l’octogénaire, créant ainsi un lien de probabilité entre leur visite et le décès survenu peu après. Sans préjugé nullement de la suite donnée à cette plainte et surtout d’une éventuelle décision de justice, il est clair que le cadre de gestion de cette crise de la part des autorités compétentes est tellement flou que des particuliers peuvent avoir des comportements au bas mot incohérents.

Il eût été nécessaire, et cela depuis longtemps, que tous les cas contacts s’isolent spontanément en attendant les résultats de tests pratiqués dans des bonnes conditions de prélèvement et de temporalité. Mais surtout l’isolement des cas positifs ne devrait plus relever de la quarantaine volontaire, mais d’une quarantaine obligatoire en dehors même du foyer familial.

Cela peut paraître excessif et très peu acceptable, pourtant, comme dans les pays du Sud-Est asiatique et en Australie qui ont une vie normale depuis de nombreux mois, il faudra bien que tous les pays occidentaux, y compris la France, y arrivent. Il est beaucoup plus judicieux de priver de liberté, pendant 10 jours seulement, moins de 100.000 personnes par semaine plutôt que de confiner régulièrement 67 millions de Français. Avec les gestes barrières maintenus et la vaccination, c’est aujourd’hui la seule solution capable de freiner l’évolution des variants.

Comme hier, devant le scepticisme face au vaccin, la réticence à l’isolement sera abolie immanquablement grâce au bon sens des Français.