Tribune libre de Laure Lavalette, conseillère municipale de Toulon

Surnommés les « Hussards noirs de la République  par Péguy, logés par les communes, les instituteurs de la Troisième République avaient la mission fondamentale d’assurer l’instruction obligatoire, gratuite et laïque. Ils représentaient à la fois une élite de la nation ainsi qu’une autorité morale ; 50 ans plus tard, seule l’indemnité de logement subsiste.

En 2020, un des leurs a été décapité ; pour avoir mené à bien, la mission que j’évoquais plus haut, il a été exécuté. En 2021, un professeur de philosophie est sous protection policière, car ses propos dérangent le camp du bien.

Pourtant le rapport Obin, du nom de l’ancien inspecteur général de l’Education Nationale qui en était le rapporteur, sorti en 2004 tirait déjà clairement la sonnette d’alarme quant aux dérives communautaristes au sein de l’école, et au déni généralisé de l’Institution. Ce rapport édifiant, le ministre de l’Education nationale de l’époque, François Fillon l’a tout bonnement enterré.

Les idiots utiles du multiculturalisme et de la haine de soi, malheureusement très nombreux parmi le personnel de l’Education Nationale, se retrouvent maintenant en première ligne face aux exactions de leurs anciens protégés. Déjà Bossuet nous prévenait contre les fanatiques des idées saugrenues « Dieu se rit des hommes qui maudissent les effets dont ils chérissent les causes ».

C’est l’effet boomerang : les professeurs subissent de plein fouet les pressions de l’hydre islamiste qu’ils ont eux-mêmes accouchée.

Sauf qu’aujourd’hui nos dirigeants ne peuvent plus dire qu’ils ne savaient pas !

Qu’ils ne savaient pas que la mise en œuvre de la laïcité dans les écoles était de plus en plus difficile à cause de la montée en puissance de cet islamisme dans les quartiers ;

Qu’ils ne savaient pas que les instituteurs et professeurs s’autocensurent par peur des représailles, que des pans entiers d’histoire ne sont plus enseignés ;

Qu’ils ne savaient pas que les femmes, en particulier les jeunes femmes sont parfois empêchées d’aller chercher les enfants à l’école puisqu’elles ne doivent pas sortir,

En 20 ans l’islamisme a pénétré l’école et tous les gouvernements de gauche ou de droite sont allés de reculade en reculade nous amenant à la situation dramatique que nous vivons, situation que  le Rassemblement National dénonce depuis longtemps.

Alors 20 ans après, le constat est sans appel :

L’islamisme à l’école ce sont des petits garçons qui dès la maternelle ne veulent pas tenir la main des petites filles ;

L’islamisme à l’école ce sont des enfants qui ne rentrent pas dans une salle de classe parce que le mobilier est rouge, et que le rouge c’est haram ;

L’islamisme à l’école, ce sont les faux certificats d’allergie au chlore pour que les filles échappent à la piscine qui était pourtant censée offrir l’égalité des chances pour l’apprentissage de la nage ;

L’Islamisme à l’école c’est encore un parent d’élève qui lance une fatwa sur Samuel Paty ou un professeur de philosophie qui doit être protégé par la police…

Conséquence prévisible et inlassablement dénoncée de l’immigration massive et incontrôlée que nous connaissons depuis plus de 40 ans, cette islamisation a envahi l’Education Nationale, elle a poussé sur le lit des renoncements et du clientélisme de nos soi-disant élites politiques.

Tandis que les pseudo-humanistes des beaux quartiers manifestent, participent à des marches blanches, font des minutes de silence, allument des bougies, certaines cantines en France ne mettent plus de porc à leurs menus, exemple parmi tant d’autres d’une des 50 nuances de lâcheté de nos dirigeants.

Cela pourrait nous laisser indifférents si un professeur n’avait pas été décapité,

Si un prêtre n’avait pas été égorgé dans son église, si 80 personnes n’avaient pas été exécutées à Nice,

Si 130 personnes n’avaient pas trouvé la mort au Bataclan,

tout ça au nom de cette idéologie mortifère qu’est l’islamisme.