S’il y a un domaine pour lequel la maxime « gouverner c’est prévoir » prend tout son sens aujourd’hui, c’est bien celui de l’industrie de notre pays, et surtout de son secteur automobile.

Nous commençons à être directement contactés par des salariés qui craignent pour leur avenir dans ma région, la Lorraine, déjà fortement touchée par la désindustrialisation. Après le départ de l’usine Smart à Hambach vers la Chine, nombreux sont ceux qui craignent désormais que le scénario ne se répète !

Si la France compte actuellement un peu plus de 200 000 personnes vivant directement de cette filière dans notre pays, il faut savoir que le nombre d’emplois y a chuté de 36% depuis 2000. La « faute aux délocalisations », notait le Conseil d’analyse économique (CAE) dans un papier publié fin de l’année dernière. Dans le même temps, c’est l’agence France Stratégie qui soulignait que la Chine risque « d’envoyer l’industrie européenne au tapis » avec ses exportations de véhicules électriques.

Or, c’est justement le passage au « tout électrique » dans le secteur, comme il l’a été annoncé par l’usine de Stellantis (ex-PSA) de Trémery dans son communiqué du 18 février 2021, qui a de quoi inquiéter les salariés qui y travaillent. Ce choix laisse présager le pire pour les 3000 employés du site. Alors qu’ils se sont spécialisés dans la production et l’amélioration du moteur diesel, les transformations importantes du marché risquent d’entraîner des effets sociaux douloureux si ces hommes et ces femmes ne sont pas protégés à la hauteur de ce qu’ils méritent après toutes ces années de travail.

En effet, le pire risque de leur arriver : la Chine a déjà signé de nombreux contrats avec les grandes entreprises automobiles européennes : sa conquête du marché européen commencera par la production des fameuses Smart, des BMW ou des Dacia. Viendront ensuite les voitures appartenant à des groupes chinois comme le géant Geely. D’ici 2025, les prévisions sont alarmantes : la Chine pourrait multiplier par dix le nombre de voitures exportées vers le marché européen.

Plutôt que de déplorer les conséquences des délocalisations, nous souhaitons montrer aux salariés du secteur automobile en France que les solutions, à commencer par une juste protection de notre industrie contre la concurrence étrangère, sont à portée de main.

Aussi, nous pensons que seul un État stratège digne de ce nom, comme le Rassemblement national le propose depuis longtemps déjà, peut protéger nos frontières afin d’éviter la casse sociale qui s’annonce pour les dizaines de milliers de salariés.

À défaut de gouverner pour le moment, nous devons prévoir.

Pour que demain, nous puissions gouverner en connaissance de cause ! 

Avec vous, pour vous !